Des mesures pour assurer la continuité des traitements et des soins malgré le confinement

Contraceptifs oraux, IVG médicamenteuses, opiacés… Un arrêté publié ce dimanche vise à empêcher des interruptions « préjudiciables à la santé des patients ».

 L’arrêté permet « aux pharmacies, aux prestataires de services ou aux distributeurs de matériel de délivrer » des médicaments ou prestations lorsqu’une ordonnance renouvelable « est expirée » (illustration).
L’arrêté permet « aux pharmacies, aux prestataires de services ou aux distributeurs de matériel de délivrer » des médicaments ou prestations lorsqu’une ordonnance renouvelable « est expirée » (illustration). LP/Philippe Lavieille

L'arrêté a été pris en raison de « l'aggravation de la situation sanitaire » liée au Covid-19 et du rétablissement du confinement. Il vise à préserver la santé des personnes concernées, tout en réduisant les sollicitations du système sanitaire, comme certaines consultations ou actes non urgents.

Le ministère de la Santé a ainsi pris des mesures pour permettre la poursuite des traitements et des soins, mais aussi la prise de contraception et les IVG médicamenteuses, dans un arrêté paru ce dimanche matin au Journal officiel.

Cet arrêté contribue à « protéger les professionnels de santé et leurs patients de l'infection » et permet de s'adapter au « risque d'indisponibilité des professionnels de santé dans la gestion de la crise », explique le texte.

Des délivrances même lorsqu'une ordonnance renouvelable est expirée

Dans le détail, les mesures adoptées visent à prévenir tout d'abord « des interruptions de traitements ou de soins préjudiciables à la santé des patients », en autorisant les infirmiers à « poursuivre les soins qu'ils dispensent aux patients atteints d'une pathologie chronique stabilisée au-delà de la date de validité de la prescription », et en permettant « aux pharmacies, aux prestataires de services ou aux distributeurs de matériel de délivrer » des médicaments ou prestations lorsqu'une ordonnance renouvelable « est expirée ».

L'arrêté vise de même à éviter l'interruption des « traitements par contraceptifs oraux » ou encore des « traitements de substitution aux opiacés », en facilitant, là encore, la délivrance des produits nécessaires.

Enfin, le texte assouplit « les modalités pratiques de réalisation de l'IVG par voie médicamenteuse en dehors d'un établissement de santé par les médecins et les sages-femmes » : il permet que la prise des médicaments soit effectuée via une consultation en télémédecine, avec « dispensation en pharmacie d'officine » des produits nécessaires.