Dans les Alpes-Maritimes, un projet de maison pour enfants malades menacé

A Pégomas (Alpes-Maritimes), l’Association Adrien en appelle au président de la République et a lancé une pétition.

 Fin 2021, la maison de 1061 m², actuellement en construction, doit permettre de recevoir des familles de toute la France, entre deux hospitalisations par exemple.
Fin 2021, la maison de 1061 m², actuellement en construction, doit permettre de recevoir des familles de toute la France, entre deux hospitalisations par exemple. DR

« Je fais du bénévolat depuis quinze ans, comment je fais pour payer ? On ne rentre dans aucune case, on n'a aucune aide. » René Molines ne décolère pas depuis quelques jours. L'Association Adrien, qu'il a fondée après le décès de son fils d'une maladie incurable, se retrouve avec une facture de 75 000 euros à devoir régler à l'Etat. Plus précisément une taxe d'aménagement et d'archéologie, réclamée par les finances publiques, pour la construction d'un centre de vacances destiné aux enfants souffrant de pathologies graves et à leurs parents, à Pégomas, près de Grasse (Alpes-Maritimes).

Un « projet d'intérêt général » dit René Molines pour lequel il se bat depuis des années. Fin 2021, la maison de 1061 m², actuellement en construction, doit permettre de recevoir des familles de toute la France, entre deux hospitalisations par exemple, dans un décor spectaculaire de superhéros et de princesses, avec de nombreuses animations.

Taxe d'aménagement et d'archéologie

Problème : L'association Adrien, qui finance ce centre à 2,5 millions d'euros de budget, grâce à des dons et des aides notamment du Département et de la région, a pris la crise sanitaire de plein fouet. « Impossible d'organiser les manifestations habituelles pour faire rentrer de l'argent, on a beaucoup de choses à financer, le constructeur m'a même reporté une dette de 100 000 euros », explique René Molines. Selon lui, l'administration avait laissé entendre la possibilité d'une remise gracieuse. Mais ce n'est pas le cas. « Je suis très gêné d'embêter le monde avec cette histoire, souffle-t-il. Cette taxe ne touche pas au portefeuille des contribuables, j'aimerais en être exonéré à titre exceptionnel. Si c'est le cas on s'en sortira. »

« Déçu et triste », René Molines vient de lancer un appel aux dons intitulé « Sauvons la Maison d'Adrien face au Covid » sur helloasso.com et une pétition qui compte déjà plus de 1300 signatures. Il a aussi écrit au Président de la République, Emmanuel Macron.