Covid-19 : un espoir pour les salles de sport et de yoga à Paris, l’arrêté de fermeture retoqué

Les salles et clubs restent donc fermés jusqu’à lundi inclus mais ils peuvent ensuite espérer une réouverture dès mardi.

 Depuis le 24 septembre, les salles de sport et les studios de yoga sont fermées pour limiter, selon les arguments présentés par le gouvernement, la propagation du Covid-19 dans les zones où le virus circule activement (Photo d’illustration).
Depuis le 24 septembre, les salles de sport et les studios de yoga sont fermées pour limiter, selon les arguments présentés par le gouvernement, la propagation du Covid-19 dans les zones où le virus circule activement (Photo d’illustration). LP/T.C.

« C'était le combat de David contre Goliath » : Elodie Garamond, fondatrice des studios Tigre Yoga Club qui avait saisi en urgence la justice administrative, était soulagée ce vendredi par la décision d'enjoindre la Préfecture de police de revoir d'ici à lundi son arrêté de fermeture à Paris.

« Le Préfet est enjoint de revoir sa copie avant lundi soir […] il va devoir réaliser un arrêté par type d'activité et j'espère que les activités physiques sans contact seront désormais exclues », a-t-elle commenté auprès de l'AFP après la décision de justice rendue jeudi soir par le tribunal administratif de Paris.

Une décision similaire a été rendue concernant les salles de fitness et remise en forme de Paris. Les salles et clubs resteront donc fermés jusqu'à lundi inclus mais ils peuvent ensuite espérer une réouverture dès mardi.

« Un sentiment d'injustice »

Depuis le 24 septembre, les salles de sport et les studios de yoga sont fermées pour limiter, selon les arguments présentés par le gouvernement, la propagation du Covid-19 dans les zones où le virus circule activement.

« Ce sentiment d'injustice était fondé sur le fait qu'il n'y avait aucune étude, aucune observation de terrain. A aucun moment, l'ARS n'est venu vérifier les mesures coûteuses mises en place. Depuis juin, on a fait le dos rond, on était les premiers de classe et le couperet est tombé sur nous », a ajouté la dirigeante, qui possède cinq sites à Paris, Neuilly et Lyon et s'était associée aux centres Qee pour formuler son recours.

Pas de cluster dans les salles de yoga

« Le tribunal relève la mise en œuvre d'un protocole strict assurant la sécurité des pratiquants et l'inexistence de cluster avéré en salle de yoga. Il reconnaît ainsi officiellement qu'il n'y a pas à date de risque de contagion ni de propagation du virus lié à la pratique d'une activité individuelle », est-il indiqué dans un communiqué transmis par les deux gérantes.

Une quinzaine de recours ont également été initiés en province. Si les demandeurs ont été déboutés jusque-là à Bordeaux, Lille et Rouen notamment, le juge des référés de Rennes a lui ordonné jeudi la suspension de l'arrêté de fermeture des salles de sport et gymnases situés sur le territoire de Rennes Métropole jusqu'au 10 octobre.