Covid-19 : Monaco serre la vis aux frontaliers

A compter de lundi, les Français souhaitant se rendre dans la principauté, même pour quelques heures, devront présenter un test PCR négatif. La décision a été prise en « réciprocité » des mesures françaises, malgré l’assouplissement apporté par le préfet des Alpes-Maritimes.

La possibilité pour les Français frontaliers d'aller déjeuner à Monaco alors que les restaurants étaient fermés en France avait fâché les autorités des Alpes-Maritimes.
La possibilité pour les Français frontaliers d'aller déjeuner à Monaco alors que les restaurants étaient fermés en France avait fâché les autorités des Alpes-Maritimes. AFP/Valery Hache

Œil pour œil. Le gouvernement princier de Monaco durcit, à compter de lundi, les conditions d’entrée des Français sur son territoire. Toute personne venant de France, même pour 24 heures, devra présenter un test PCR négatif de moins de 72 heures et une attestation de non-contagiosité au covid-19.

Ces mesures s’appliquaient déjà aux ressortissants étrangers depuis début février, mais la France bénéficiait d’une « exemption » que Monaco a choisi de lever, a expliqué à l’AFP un porte-parole du gouvernement monégasque. Ce petit tour de vis est décidé « en stricte réciprocité des dispositions françaises ». Des contrôles renforcés auront lieu aux frontières de la principauté.

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Les travailleurs frontaliers, les scolaires et étudiants, ainsi que les résidents des Alpes-Maritimes venant pour moins de 24 heures sont toutefois exemptés de ces mesures. Pourquoi 24 heures ? Parce que le préfet des Alpes-Maritimes a assoupli samedi la règle valant pour les Monégasques. Ceux-ci sont désormais exemptés de présenter un test PCR négatif pour venir en France, s’ils restent moins de 24 heures à l’intérieur du département des Alpes-Maritimes. Monaco juge trop court ce délai de 24 heures et estime que cette décision est en « contradiction » avec la convention franco-monégasque qui garantit la libre circulation des ressortissants des deux pays de part et d’autre de la frontière. La principauté relève aussi que cette décision « pénalise les 9 000 ressortissants français résidant en principauté qui n’ont qu’un accès limité à leur pays d’origine ».

Les autorités monégasques font état de 21 décès parmi leurs résidents depuis le début de la crise sanitaire, pour un total de 1 755 personnes contaminées. Elles ont néanmoins mis en place un couvre-feu, de 19 heures à 6 heures du matin. Les restaurants y sont ouverts le midi mais depuis fin décembre, leur accès est réservé aux résidents et aux salariés de la principauté, qui doivent au préalable réserver leur table.

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VIDÉO. À Monaco, début janvier, les Français affluaient dans les restaurants