Covid-19 : le masque «souhaitable», mais pas obligatoire pour les femmes qui accouchent

L’exécutif a clarifié sa position dans un communiqué lundi soir, concernant les accouchements pendant l’épidémie.

 Le texte précise qu’un test peut « faciliter la connaissance du statut infectieux de la femme qui accouche et permettre d’adapter les mesures ».
Le texte précise qu’un test peut « faciliter la connaissance du statut infectieux de la femme qui accouche et permettre d’adapter les mesures ». LP/Matthieu de Martignac

« L'accouchement dans des conditions sereines favorise le bien-être de la maman », ont insisté lundi soir dans un communiqué la ministre déléguée à l'Égalité entre les femmes et les hommes, et le secrétaire d'Etat chargé de l'enfance et des familles. Dans ce texte édicté en plein reconfinement, Élisabeth Moreno et Adrien Taquet clarifient la position de l'exécutif sur le port du masque pour les femmes qui accouchent, alors que de nombreuses maternités l'exigent depuis le début de l'épidémie de coronavirus.

Si le port du masque « est souhaitable en présence des soignants, car il les protège tout comme la femme elle-même », il « ne peut être imposé pour la femme qui accouche et donc en aucun cas être rendu obligatoire ». Le texte précise qu'un test PCR, ou « en cas d'urgence », un test de dépistage rapide antigénique, peuvent « faciliter la connaissance du statut infectieux de la femme qui accouche et permettre d'adapter les mesures ».

« La naissance doit rester un moment privilégié »

Les deux ministres, auquel s'ajoute Olivier Véran, ministre de la Santé, précisent s'appuyer sur le protocole de prise en charge en maternité du Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF), ainsi que sur l'avis du Haut Conseil de la Santé Publique.

« La naissance doit rester un moment privilégié, même dans ce contexte d'épidémie sachant que chacun doit être attentif au respect des consignes de sécurité données par les personnels des maternités », ont-ils aussi déclaré, en se « félicitant », « des recommandations médicales permettant aux mères d'être accompagnées par leur conjoint à toutes les étapes de leur grossesse ».

Depuis le mois de mars, de nombreuses femmes ont relaté avoir mal vécu leur accouchement sous masque. Le collectif « Stop aux violences obstétricales et gynécologiques », qui a lancé un appel sur les réseaux sociaux, notamment via le hashtag #Stopaccouchementmasqué, dit avoir recueilli plus d'un millier de ces témoignages. Face à ce constat, Olivier Véran avait annoncé le 8 octobre dernier qu'il allait saisir le Haut Conseil de Santé Publique sur cette question.