Covid-19 : le gouvernement lance un appel pour recruter 7500 infirmiers et aides-soignants

La ministre de la Transformation et de la Fonction publique Amélie de Montchalin a lancé cet appel ce jeudi matin, alors que la France tente toujours d’éviter un nouveau reconfinement.

“Nous avons dans notre pays des infirmiers et des aide-soignants qui n’exercent plus”, a expliqué Amélie de Montchalin (Photo d'illustration).
“Nous avons dans notre pays des infirmiers et des aide-soignants qui n’exercent plus”, a expliqué Amélie de Montchalin (Photo d'illustration). LP/Arnaud Journois

Plus que jamais un secteur où l’on a besoin de bras. Alors que l’exécutif a choisi de ne pas reconfiner le pays et de laisser partir les Français en vacances, tous les yeux sont rivés sur les chiffres d’hospitalisations pour cause Covid-19. Des données, qui si elles venaient à trop augmenter, pourraient mener à une saturation des établissements et à un nouveau confinement. Chose que, Amélie de Montchalin, tout comme le gouvernement, veut désormais à tout prix éviter.

Et pour ce faire, la ministre de la Transformation et de la Fonction publique a notamment annoncé sur BFMTV ce jeudi matin le souhait de l’Etat de « recruter 7500 infirmiers et aides-soignants ». Et la ministre de préciser : « Nous avons dans notre pays des infirmiers et des aides-soignants qui n’exercent plus ». Elle a rappelé que les salaires ont été récemment augmentés de 200 euros par mois avec le « Ségur de la santé ».

Hausse de salaire pour une partie des « oubliés du Ségur »

De son côté, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a annoncé quelques heures plus tard, un accord avec trois syndicats hospitaliers pour étendre l’augmentation de 183 euros net par mois à compter du 1er juin à 18000 agents restés en marge du « Ségur ». Ce « nouvel accord majoritaire » a été signé avec FO, la CFDT et l’Unsa, a indiqué M. Véran sur Twitter.

Le document, diffusé dès mardi par FO-Santé, vise les services sociaux et médico-sociaux « rattachés » à un hôpital public (soins à domicile, handicap) ainsi que certaines « autres structures » mutualisées entre plusieurs établissements (pharmacies, blanchisseries).

L’objectif affiché est de « préserver la stabilité des ressources humaines », en généralisant le « complément de traitement indiciaire » versé depuis septembre 2020 à la quasi-totalité des agents hospitaliers.