Covid-19 : Caen élargit sa zone «masquée» au château

À Caen (Calvados), les mesures sanitaires prises en centre-ville ne suffisaient manifestement pas. Elles viennent d’être étendues à l’intérieur et aux alentours du château ducal qui surplombe la ville.

 Les étudiants et les familles ont depuis longtemps l’habitude de se rassembler sur les pelouses entourant le château, un peu à l’écart du centre-ville. Ils devront désormais y porter le masque.
Les étudiants et les familles ont depuis longtemps l’habitude de se rassembler sur les pelouses entourant le château, un peu à l’écart du centre-ville. Ils devront désormais y porter le masque. LP/Olivier Boitet

Le masque était jusque-là obligatoire seulement dans les rues de l'hyper centre-ville de Caen (Calvados). Mais les étudiants et les familles notamment ont depuis longtemps l'habitude de se rassembler dans l'enceinte et sur les pelouses entourant le château, un peu à l'écart de ce centre. Ils n'étaient donc pas contraints d'y porter le masque.

Or la propagation du virus s'est sensiblement accélérée ces dernières semaines dans le Calvados au point de faire basculer le département en zone rouge. Il n'en fallait pas plus pour amener la préfecture à prendre un arrêté contraignant les habitants à « observer dans et autour de ce château les mêmes règles qu'en centre-ville, autrement dit à éviter les rassemblements et surtout à porter le masque ».

« C'est une réponse proportionnée à l'aggravation de la situation. Il s'agit de tout mettre en oeuvre pour dédensifier les rassemblements et éviter dans la mesure du possible des mesures plus drastiques dans les jours qui viennent», explique le préfet du Calvados, Philippe Court.

Les étudiants dans le collimateur

De son côté, la ville monte également au créneau pour interdire l'accès aux pelouses des remparts, de 18 heures à 6 heures jusqu'au 31 décembre 2020.

Des décisions qui font suite, notamment les veilles de week-ends, à des rassemblements trop importants sur ces sites, de jeunes étudiants peu enclins au respect de la distanciation sociale.

« C'est vrai, admet Louise, elle-même étudiante en géographie, qu'il y a des soirs où il y avait sans doute trop de monde. C'est peut-être plus clair comme ça, même si c'est un peu frustrant pour beaucoup de perdre cet endroit particulièrement chaleureux de la ville. »