Coronavirus : ruée mondiale sur les tests rapides

Donald Trump a annoncé que 150 millions de ces tests rapides seront distribués aux Etats-Unis

 Les résultats des tests rapides interviennent en moins de 30 minutes même s’ils sont réputés un peu moins fiables
Les résultats des tests rapides interviennent en moins de 30 minutes même s’ils sont réputés un peu moins fiables AFP

Avec plus d'un million de morts dans le monde, tous les pays cherchent à obtenir des solutions pour éviter la propagation du virus. L'arrivée des tests rapides développés par le laboratoire Abbott et Roche déclenche une véritable ruée de tous les pays.

Même s'ils sont généralement moins précis, ces tests dits antigéniques, peu coûteux, comparables aux tests de grossesse et dont le résultat s'obtient en 15 minutes peuvent amplement suffire, en particulier pendant un pic de contagiosité, au moment où il est crucial d'isoler les cas positifs. Ils permettent ainsi de multiplier les volumes de tests afin de mieux détecter la propagation du coronavirus.

En pleine campagne pour sa réélection, Donald Trump a annoncé que 150 millions de ces tests rapides seront distribués aux Etats-Unis, dont 50 millions « serviront à protéger les communautés les plus vulnérables ». Les enseignants, les maisons de retraite et les universités historiquement noires ou amérindiennes seront prioritaires, a-t-il promis.

L'OMS a besoin de 600 millions de dollars

Dans le même temps, l'Organisation mondiale de la santé et ses partenaires ont promis 120 millions de tests pour les pays les plus démunis à condition toutefois de trouver l'argent pour les acquérir. « Nous avons un accord, nous avons un début de financement et maintenant nous avons besoin du montant total pour pouvoir acheter ces tests », a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. D'un coût unitaire de 5 dollars, avec un prix qui devrait baisser à mesure que la production augmente, il faudrait cependant 600 millions de dollars à l'organisation onusienne pour financer sa promesse, alors que le Fonds mondial a d'ores et déjà promis 50 millions.

En France, alors que les délais s'allongent pour se faire dépister, les laboratoires peinent à répondre à la forte demande, ces tests rapides devraient arriver début octobre selon un arrêté du 16 septembre.

La Haute Autorité de Santé a validé le recours au test salivaire et antigénique, ainsi que leur remboursement. L'objectif est de « décharger les laboratoires de biologie médicale de certaines patientèles et améliorer les délais de transmission des résultats des tests RT-PCR », explique le texte. Seuls les tests ayant une fiabilité minimale de 80 % seront autorisés. En effet, ce test recherche non pas le matériel génétique du virus, mais une protéine présente dans le virus la HAS.

Au-delà des tests de plus en plus de pays particulièrement en Europe se referment. La République Tchèque et la Slovaquie ont annoncé leur intention de déclarer l'état d'urgence pour faire face à la forte recrudescence de cas de contaminations. À l'ouest du continent, la France et l'Espagne multiplient les restrictions pour tenter de ralentir cette nouvelle vague de contaminations. Madrid a instauré de nouvelles zones de restrictions, tandis qu'Aix-en-Provence et Marseille, dans le sud de la France, ont vu leurs bars et restaurants fermer leurs portes depuis dimanche soir.