Coronavirus : le gouvernement n’envisage pas de fermer les facultés

La ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, estime que la plupart des étudiants contaminés ont contracté le virus à l’extérieur des sites universitaires.

 « Pas de fermeture généralisée », a assuré la ministre, insistant sur l’importance du « présentiel » et du lien social pour les étudiants.
« Pas de fermeture généralisée », a assuré la ministre, insistant sur l’importance du « présentiel » et du lien social pour les étudiants. Europe 1

Faut-il envisager de nouvelles mesures sanitaires en milieu scolaire et universitaire face à la recrudescence de l'épidémie de coronavirus? La question se pose alors que Santé publique France assure qu'un tiers des clusters se trouvent désormais dans les écoles et les universités. Des dizaines de cas de contamination ont notamment été recensés dès la mi-septembre à Toulouse et Montpellier.

Si les données officielles ne différencient pas les cas concernant les écoles de ceux apparus dans les facultés, le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer affirme, lui, dans un entretien au Figaro ce mercredi « que la contagiosité des étudiants est plus forte que celle des enfants, notamment en raison de leurs activités extérieures »

Interrogée sur d'éventuelles restrictions mercredi matin, à l'antenne d'Europe 1, la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal écarte pour le moment une « fermeture généralisée des universités ». Elle précise que, jusqu'à présent, « quelques dizaines de sites ont été fermés », souvent par des écoles n'ayant qu'un seul bâtiment comme Sciences-po Reims.

« Il y a évidemment des contaminations observées dans les universités », a poursuivi Frédérique Vidal, mais en laissant entendre qu'elles avaient souvent lieu en dehors des établissements. « Quand il y a un cas avéré, c'est facile de tester la promotion entière », a-t-elle souligné.

L'importance du « présentiel »

« Quand on parle d'une université, il y a souvent une quinzaine de bâtiments sur des sites différents », a ajouté la ministre, précisant que c'est le président d'université, en lien avec les préfets et autorités de santé, qui décide d'une fermeture totale ou partielle quand des cas sont avérés.

« Pour le moment, il n'est absolument pas envisagé de dire que l'on referme l'ensemble des universités », « pas de fermeture généralisée », a-t-elle assuré, insistant sur l'importance du « présentiel » et du lien social pour les étudiants. « Les universités et les équipes pédagogiques ont travaillé tout l'été pour préparer cette rentrée », a-t-elle insisté.

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