Cantines, présentiel… Ce qui va changer dans les écoles et universités

Le gouvernement a décidé de renforcer les règles sanitaires au sein des établissements scolaires.

Depuis le début de la crise sanitaire, la question de l'enseignement reste sans doute l'un des sujets les plus sensibles. « Il faut vraiment que la situation sanitaire soit gravissime pour fermer les écoles », confessait Jean Castex le 7 janvier dernier. Mais il doit aussi tenir compte des considérations sanitaires, pour tenter d'éviter autant que possible que l'école ne devienne un vecteur majeur de propagation de l'épidémie.

Alors que les nouveaux variants sont « potentiellement plus contagieux chez les enfants », prévient Olivier Véran, on fait le point sur les annonces du soir.

Dépistage massif pour les enfants et les enseignants

Le ministre de la Santé n'avait pas attendu les annonces du soir pour faire connaître la décision du gouvernement de mettre en place des dépistages massifs dans les écoles.

En déplacement à Metz ce jeudi matin, le ministre de la Santé a fait savoir que le nouveau protocole sanitaire à l'école vise notamment à « dépister jusqu'à un million d'enfants et d'enseignants par mois ». Il précise que ces tests concerneront les enfants dès « l'âge de 6 ans, partout là où ça fait sens ».

Protocole sanitaire renforcé

C'est la principale annonce de la journée s'agissant des écoles. La fermeture n'est pas envisagée à ce stade, mais le gouvernement a décidé de renforcer encore le protocole sanitaire actuellement en vigueur. Le protocole dans les cantines sera « renforcé » : « pas de brassage possible entre les classes » et possibilité de « repas à emporter ». Les activités physiques scolaires et extrascolaires vont, elles, être de nouveau « suspendues » lorsqu'elles se déroulent en intérieur.

« Nous sommes fiers d'avoir permis que la France soit le pays qui a maintenu le plus de jours d'école pour ses enfants », s'est félicité le ministre Jean-Michel Blanquer, qui affirme que la circulation du virus est « relativement maîtrisée » dans les écoles, malgré le « maillon faible » que représentent les cantines.

Le mode hybride (mélange présentiel/distanciel) est quant à lui prolongé dans les lycées. Mais M. Blanquer plaide pour une « vigilance accrue » pour les Terminales qui passent le bac et doivent donc être privilégiées pour les cours en présentiel. Au collège, il a expliqué qu'à « titre exceptionnel », en cas de contraintes très fortes, le mode hybride pourrait aussi être autorisé, pour les collégiens de 4e et 3e.

Universités : un retour « très progressif », seulement pour les étudiants en 1e année

Frédérique Vidal, en charge de l'Enseignement supérieur, fait face à un dossier au moins tout aussi sensible en cette période de pandémie : l'université. Avec un sujet qui prend toute la place : les cours à distance, le décrochage et le mal-être qui plombe le moral des étudiants.

Au début du mois de décembre, le gouvernement avait envisagé une reprise des cours en présentiel pour le 20 janvier prochain. Cette date, une nouvelle fois, est reportée. Le gouvernement annonce toutefois le retour en « demi-groupe » et uniquement « en travaux dirigés (TD) » des étudiants en première année. Cette mesure s'appliquera à partir du 25 janvier.

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« Le nombre de psychologues dans les établissements va être doublé durant le deuxième semestre », a ajouté Frédérique Vidal, promettant aussi une plus grande offre de tests antigéniques.

En novembre, un rapport indépendant de l'association Nightline pointait le retard abyssal de l'enseignement supérieur français en matière de soutien psychologique. En France, on compte ainsi un psychologue à temps plein pour 30 000 étudiants. « Cela correspond de loin au taux le plus bas : il est environ 8 fois moins élevé que la moyenne des 6 autres pays recensés (Etats-Unis, Australie, Irlande, Canada, Autriche, Ecosse) », indique ce document.