Seine-Saint-Denis : un bus vandalisé en marge d’une rixe entre voyageurs

Plusieurs dizaines d’individus en sont venus aux mains vendredi soir à Dugny, pour des raisons inconnues, avant de fracasser plusieurs vitres. Aucun blessé n’est à déplorer. La RATP a déposé plainte.

 Dugny, vendredi. Un bus a été vandalisé en marge d’une rixe entre bandes.
Dugny, vendredi. Un bus a été vandalisé en marge d’une rixe entre bandes. DR

Un bus de la RATP a été sérieusement vandalisé, vendredi soir à Dugny. Depuis, une vidéo amateur de ces violences circule massivement sur les réseaux sociaux, reprise par une partie de la « fachosphère ».

La compagnie de transports a déposé plainte pour les dégradations. Ces violences n'ont fait aucun blessé. Une enquête a été ouverte, mais les auteurs des faits n'ont pas pu être interpellés.

Il était environ 20 heures quand une rixe a éclaté entre voyageurs, dans le bus qui dessert la ligne 249, à hauteur de l'arrêt Léo-Lagrange. Immédiatement, plusieurs dizaines d'individus en sont venues aux mains. Des « renforts » sont arrivés du quartier, armés de longs bâtons, de pierre et d'objets métalliques. Les échanges de coups se sont poursuivis.

Aucune interpellation pour le moment

Puis, une partie des belligérants est restée dans le bus, avant d'être prise à partie par d'autres jeunes gens descendus du véhicule. Ceux-ci ont tenté de les atteindre en fracassant plusieurs vitres du bus et en jetant bâtons et pierre à l'intérieur du bus.

Selon plusieurs sources, le machiniste pu s'extraire de la zone et rentrer au dépôt. Arrivée quelques instants plus tard sur les lieux, la police n'a pu interpeller personne.

Un bus vandalisé à Dugny après une rixe

Cet été, Dugny avait déjà été le théâtre d'une très violente agression dans un bus de la ligne 133, à quelques centaines de mètres de l'arrêt Léo-Lagrange. Son chauffeur, sorti du véhicule, avait été frappé, traîné au sol par les cheveux par plusieurs individus. Un différend de circulation serait à l'origine de son agression. Il avait déposé plainte dans la foulée et la RATP avait mis en place un accompagnement psychologique.

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Ses deux agresseurs, des frères, avaient été condamnés à de la prison avec sursis.