Bobigny : plus de 150 personnes pour soutenir le patron de la CGT 93 devant le tribunal

Jugé pour des violences sur un policier en marge de la visite du 1er ministre, en octobre 2019, le secrétaire général de l’Union départementale CGT 93, qui les conteste, a pu compter sur le soutien d’environ 150 militants, dont Philippe Martinez.

 Tribunal judiciaire de Bobigny, lundi 8 février. Hervé Ossant, secrétaire général de l’UD CGT 93 aux côtés de Philippe Martinez, patron de la CGT.
Tribunal judiciaire de Bobigny, lundi 8 février. Hervé Ossant, secrétaire général de l’UD CGT 93 aux côtés de Philippe Martinez, patron de la CGT.  LP/N.R.

Comme une répétition générale. Ce lundi à 11 h 30 militants de la CGT mais aussi d'autres syndicats s'étaient donné rendez-vous sur le parvis du tribunal judiciaire de Bobigny.

Ils étaient là pour apporter leur soutien à leur Hervé Ossant, secrétaire général de l'union départementale CGT 93, convoqué dans l'après-midi pour avoir giflé un policier, le 31 octobre 2019. Ce jour-là, il se trouvait sous les fenêtres de la préfecture où était reçu Edouard Philippe, le Premier ministre de l'époque. Au menu, un plan d'action de 23 mesures pour la Seine-Saint-Denis destiné à rétablir l'égalité républicaine dans le département.

« Je n'ai jamais donné de gifle »

La CGT avait déroulé sa banderole Halte à la casse du service public. Les militants avaient été repoussés par les forces de l'ordre et, dans la cohue, Hervé Ossant aurait giflé un policier ce qu'il conteste fermement. Il le clame au haut et fort devant les militants ce lundi : « Jamais nous ne baisserons la tête. Je n'ai jamais donné de gifle à qui que ce soit et a fortiori à un fonctionnaire de police. Nous avons une vidéo qui le prouve. Nous sommes face à un policier qui a menti », assène-t-il, avant de céder la parole à Philippe Martinez. : « On vient réclamer de l'égalité pour la Seine-Saint-Denis, on nous envoie les forces de l'ordre. Notre combat est juste, rien ne nous arrêtera ».

La convocation de leur patron devant un tribunal passe mal chez les militants, Belaïde Beddredine, élu à Montreuil acquiesce. « Nous sommes contre la criminalisation et la judiciarisation de l'action syndicale », ajoute-t-il.

Compte rendu de l'audience à venir.