Seine-et-Marne : chômage technique après l’incendie de l’entrepôt de rouge à lèvres

Un bâtiment de 1 000 m2 d’une société de fabrication de rouge à lèvres a été ravagé par un feu dans la nuit de lundi à mardi à Vulaines-sur-Seine.

 Ce mardi matin, les pompiers continuaient d’arroser le bâtiment de la société Weckerle Cosmetics qui a brûlé pendant la nuit.
Ce mardi matin, les pompiers continuaient d’arroser le bâtiment de la société Weckerle Cosmetics qui a brûlé pendant la nuit.  LP/Sylvain Deleuze

Le toit s'est effondré à l'intérieur du bâtiment. Mardi matin, des employés, effarés, constataient les dégâts. « Nous sommes sous le choc », lâche l'un d'eux. Un incendie a ravagé l'un des deux bâtiments de la société Weckerle Cosmetics, implantée rue du port à l'Anguille, à Vulaines-sur-Seine, durant la nuit de lundi à mardi.

« 48 salariés et une quinzaine d'intérimaires se retrouvent au chômage technique, déplore Catherine Totel, général manager opération de cette société de fabrication de rouge à lèvres pour de nombreuses marques, comme Lancôme par exemple. Nous les avons d'ailleurs prévenues de l'arrêt de la production. » Des membres de la direction étaient en route depuis l'Allemagne, le siège du groupe, pour venir faire le point.

Le feu serait parti d'un chariot électrique

« Nous allons faire le maximum pour voir s'ils peuvent s'implanter dans un bâtiment de près de 3 000 m2 un peu plus loin », espérait Patrick Chadaillat, le maire (SE) de Vulaines, qui ne cachait pas son inquiétude.

Au départ, vers 3 h 30, trois employés ont donné l'alerte juste après avoir eu le temps de sortir du bâtiment. Les sapeurs-pompiers n'ont pas eu à aller très loin puisque la caserne se trouve à moins de 100 m du bâtiment. Personne n'a été blessé.

Presque toute la bâtisse de 1 000 m2, qui sert à l'emboutissage des tubes et à la préparation des commandes notamment, a été ravagée par les flammes. Plus d'une cinquantaine de soldats du feu, des casernes de Champagne-sur-Seine, Vulaines, Le Châtelet-en-Brie, Melun, Fontainebleau et Bois-le-Roi ont été déployés. Mardi midi, un camion noyait encore le bâtiment sous de la mousse pour empêcher le feu de repartir sous les décombres.

« Le feu serait parti d'un chariot élévateur », précise l'édile. Une version confirmée par les premiers témoignages recueillis par les enquêteurs du commissariat de Fontainebleau. Le chariot électrique était branché pour recharger ses batteries.

Des experts devraient se rendre sur place dès que le site sera accessible et déterminer si un court-circuit a déclenché l'incendie.

Vulaines-sur-Seine, ce mardi. LP/S.D.
Vulaines-sur-Seine, ce mardi. LP/S.D.