Vaccination anti-Covid : à Lagny-sur-Marne, les plus de 75 ans reçoivent déjà leur seconde injection

Ouvert le 8 janvier, le centre de vaccination situé dans la salle polyvalente du Totem a reçu dès lundi les premiers patients de plus de 75 ans de Seine-et-Marne pour une piqûre de rappel.

AbonnésCet article est réservé aux abonnés.
 Lagny-sur-Marne, le 9 février 2021. Laurence est venue se faire administrer sa deuxième injection du vaccin à la salle polyvalente du Totem en compagnie de son père Serge, âgé de 85 ans.
Lagny-sur-Marne, le 9 février 2021. Laurence est venue se faire administrer sa deuxième injection du vaccin à la salle polyvalente du Totem en compagnie de son père Serge, âgé de 85 ans. LP/Hendrik Delaire

Ils reviennent au centre de vaccination un peu plus de trois semaines après avoir reçu leur première injection du vaccin contre le Covid-19 pour recevoir leur piqûre de rappel.

Depuis quelques jours, le centre de vaccination de Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne), basé à l'intérieur de la salle polyvalente du Totem, accueille les premiers patients de plus de 75 ans, qui avaient obtenu un rendez-vous pour une deuxième injection.

Premier des douze centres de vaccination à avoir ouvert dans le département et où des professionnels de santé se sont fait vacciner dès le 8 janvier, le centre du Totem est aussi l'un des premiers en Seine-et-Marne où est déjà administrée la seconde dose du vaccin Pfizer, avec notamment celui du Colisée à Meaux.

« Nous avons commencé à injecter la seconde dose du vaccin aux personnels de santé dès le début de la semaine dernière et les premiers patients de plus de 75 ans ont été vaccinés à partir de jeudi dernier », explique Leslie Thonnon, infirmière libérale à Chelles, qui est l'une des coordinatrices du centre de vaccination, où officient deux infirmières, deux médecins et un pompier.

Pas d'annulation de piqûre de rappel

Dans la salle d'attente, Laurence, une opticienne de Saint-Thibault-des-Vignes, est venue recevoir sa deuxième injection en compagnie de son père Serge, âgé de 85 ans, pour qui elle a aussi pris rendez-vous.

« Je suis une professionnelle de santé et je fais partie des personnes à risque. Je peux comprendre que des gens soient inquiets et ne veuillent pas se faire vacciner mais je ne veux pas avoir de souci de santé. L'apparition de variants anglais et sud-africain contre lesquels le vaccin serait moins efficace ne m'a pas incité à annuler. De toute façon, en développant des anticorps, je serai moins sujette en attendant qu'un nouveau vaccin soit découvert pour les variants, peut-être d'ici l'année prochaine », confie cette quinquagénaire.

Son père partage le même avis. « Je me fais vacciner systématiquement contre la grippe et je le fais aussi pour le Covid-19 car je n'ai pas envie d'être malade. Je ne sais pas si ce vaccin est efficace contre d'éventuels variants mais il vaut mieux ça que de ne rien faire ! », assure Serge, qui vit chez sa fille à Saint-Thibault-des-Vignes.

Newsletter L'essentiel du 77
Un tour de l'actualité de la Seine-et-Marne et de l'IDF
Toutes les newsletters

Seule légère inquiétude passagère qu'ont eue ce père et sa fille : de voir ce second rendez-vous décalé du fait de la pénurie de vaccins. « J'avais pris ce second rendez-vous pour mon père et moi sur place le 19 janvier juste après la première injection, pour laquelle j'avais pris le rendez-vous en ligne. Quand j'ai entendu aux informations qu'il y avait une pénurie de doses de vaccin, j'ai craint à un moment que notre créneau puisse être décalé mais il n'y a eu aucun problème et notre rendez-vous a été honoré », confie Laurence.

Les rendez-vous pour une deuxième injection sont prioritaires

« Ces patients passent en priorité car ils doivent absolument se faire administrer le rappel entre trois et quatre semaines après avoir reçu une première injection. Ils représentent désormais la moitié des 550 à 600 personnes vaccinées chaque semaine dans notre centre de vaccination, à raison de 60 à 70 rendez-vous par demi-journée », explique Stéphane Dosser, coordinateur du centre de vaccination du Totem.

Cette pénurie de doses a contraint les organisateurs à décaler certains rendez-vous prévus pour une première injection. « Nous avons fait en sorte de n'en annuler aucun et de les décaler le moins tard possible, mais malheureusement certains rendez-vous ont été décalés d'environ trois semaines. Les gens sont compréhensifs », relate Leslie Thonnon, qui est aussi membre de la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) de Marne-et-Gondoire.

Pour éviter au maximum de reporter des rendez-vous de première injection, les responsables du centre de vaccination suivent en direct tout au long de la journée la quantité de doses restantes. « Lorsqu'il nous en reste, nous contactons des personnes dont le premier rendez-vous a été décalé pour leur proposer. »

Afin d'optimiser au mieux le stock et le personnel disponible, la municipalité et les personnels soignants ont décidé de n'ouvrir le centre que du lundi après-midi au vendredi matin, comme le rappelle Stéphane Dosser. « Nous avons arrêté la prise de nouveaux rendez-vous pour une première injection dès le 22 janvier afin de pouvoir honorer les rendez-vous déjà pris mais nous espérons qu'il sera possible d'en reprendre bientôt et d'ouvrir de nouvelles lignes de vaccination », détaille le coordinateur du centre de vaccination du Totem.