Total : fin de la grève à la raffinerie de Grandpuits

Un accord a été trouvé entre la direction et les syndicats. En septembre dernier, l’entreprise avait annoncé la fin de son activité de raffinage dans cette usine en 2023.

Les salariés de la raffinerie de Grandpuits ont décidé de mettre fin ce vendredi à leur mouvement de grève.
Les salariés de la raffinerie de Grandpuits ont décidé de mettre fin ce vendredi à leur mouvement de grève. LP/Sébastien BLONDE

La grève a cessé vendredi à la raffinerie de Grandpuits (Seine-et-Marne), dont Total a annoncé la reconversion, à la suite d’un accord entre la direction et les syndicats, a-t-on appris auprès de l’entreprise et de la CFDT. Le mouvement de grève, entamé le 4 janvier dernier, « sur la plate-forme de Grandpuits a pris fin aujourd’hui à 14h00 », indique une porte-parole de Total.

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Selon la direction, les derniers jours ont été marqués par l’aboutissement du processus social prévu dans le cadre du projet de reconversion du site et la signature des mesures sociales d’accompagnement pour les employés du site, « votées par la majorité des organisations syndicales ». « Après l’AG d’hier (jeudi NDLR), la CFDT s’est prononcée pour la signature d’un accord. FO et la CFE-CGC ont indiqué qu’ils seront signataires aussi donc l’accord sera applicable. La suspension de la grève a été votée », a confirmé Geoffrey Caillon, DSC CFDT (1er syndicat chez Total) pour le raffinage-pétrochimie.

Pas de mobilité forcée ni licenciement

Total prévoyait que le raffinage à Grandpuits cesserait au premier semestre 2021. Depuis la mi-novembre, plus aucune goutte d’essence, de gazole ou de kérosène ne sort des unités de production de la raffinerie de Grandpuits. L’activité de raffinage doit laisser place, en 2024, à un projet de reconversion centré sur la production de biocarburants et de bioplastiques, et à l’exploitation de deux centrales solaires photovoltaïques, selon le géant pétrolier et gazier.

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D’un budget de 500 millions d’euros, ce redéploiement n’entraînera aucun licenciement mais des départs à la retraite anticipée et des mobilités internes vers d’autres sites, avait affirmé Total. Le groupe avait assuré que 250 postes seraient maintenus, sur les 400 que compte actuallement la plate-forme de Grandpuits et le dépôt associé de Gargenville. « Les entretiens individuels vont pouvoir commencer afin que chaque collaborateur puisse exprimer ses souhaits d’évolution professionnelle et bénéficier d’une solution adaptée à sa situation », a indiqué la direction vendredi. « Il n’y a pas de mobilité forcée ni de licenciement et les salariés vont maintenant pouvoir commencer à être reçus pour faire valoir leurs souhaits », souligne Geoffrey Caillon.