Seine-et-Marne: une rentrée masquée pour les collégiens du Mée-sur-Seine

Le département a fourni des masques aux élèves des 128 collèges publics qui ont fait leur rentrée ce mardi. A l’instar de ces élèves de 6e du collège Elsa Triolet du Mée-sur-Seine qui découvraient l’établissement et le port du masque obligatoire.

 Le Mée-sur-Seine, mardi 1er septembre 2020. Président du département, Patrick Septiers (UDI) distribue à chaque élève de cette classe de 6e 1 une enveloppe contenant deux masques en tissu lavable.
Le Mée-sur-Seine, mardi 1er septembre 2020. Président du département, Patrick Septiers (UDI) distribue à chaque élève de cette classe de 6e 1 une enveloppe contenant deux masques en tissu lavable. LP/Sophie Bordier

« Si on distribue des enveloppes aux élèves maintenant… ! » C'est en plaisantant que Patrick Septiers (UDI), le président du conseil départemental de Seine-et-Marne, a assisté à la rentrée scolaire des élèves de 6e du collège Elsa Triolet au Mée-sur-Seine ce mardi matin. Et qu'il a symboliquement distribué à ceux de la classe de 6e 1 une enveloppe contenant pour chacun deux masques de tissu lavable. En rang dans la cour, les enfants déjà masqués ouvrent l'enveloppe avec entrain.

Les élèves du privé ne seront pas oubliés

Au total, le département, en charge des collèges, a prévu de distribuer 160 000 masques aux 80 000 élèves des 128 collèges publics de Seine-et-Marne. « On en distribuera aussi aux 12 000 élèves des 17 collèges privés », assure Daisy Luczak, vice-présidente en charge des collèges.

Car le port du masque est obligatoire pour les élèves à partir de 11 ans. Dans cet établissement de 779 élèves classé en réseau d'éducation prioritaire et en label Cité éducative, le nouveau principal du collège, Jean-François Chalvet, l'a rappelé fermement dans la cour aux élèves de 6e et à leurs parents venus les accompagner. Petits et grands sont masqués.

Le Mée, mardi 1er septembre 2020. Les masques distribués ici aux collégiens par les élues Daisy Luczak et Geneviève Sert (de droite à gauche) sont en tissu lavable. LP/Sophie Bordier
Le Mée, mardi 1er septembre 2020. Les masques distribués ici aux collégiens par les élues Daisy Luczak et Geneviève Sert (de droite à gauche) sont en tissu lavable. LP/Sophie Bordier  

« Nous attendons que vous rendiez fiers vos parents », lance-t-il aux jeunes avant de développer les trois axes qui rendront la chose possible : l'autonomie (savoir faire son cartable, arriver à l'heure), la remise au travail et la notion de respect : « le premier respect est le port du masque et le respect des consignes sanitaires, une marque de respect entre nous tous. C'est obligatoire, il n'y a pas de dérogation », affirme-t-il.

Et de poursuivre : « Hors de question aussi d'entendre que pour un anniversaire, le jeu c'est de taper l'autre. Hors de question de voir des balayettes. Le respect c'est respecter les consignes, dire bonjour, s'il vous plaît, merci, faire attention aux toilettes, jeter les déchets dans les poubelles. Avec tout cela, l'année sera ensoleillée, bleue et belle. bienvenue à tous les élèves et à tous les parents ! » Un discours applaudi.

Le Mée, mardi 1er septembre 2020. Ces élèves d’une classe de 6e emmenés par leur professeur principal rentrent au collège Elsa Triolet. LP/Sophie Bordier
Le Mée, mardi 1er septembre 2020. Ces élèves d’une classe de 6e emmenés par leur professeur principal rentrent au collège Elsa Triolet. LP/Sophie Bordier  

Côté protocole sanitaire, chaque élève a un bureau espacé de celui des autres. Les portes d'accès au collège restent ouvertes, celles des classes aussi (mais cela se faisait avant le virus). « Dans la cour, une partie était déjà réservée aux 6e et 5e, une autre aux 4e et 3e. Les élèves devront porter le masque et on fera en sorte qu'ils ne s'agrippent pas », commente le principal.

Pas simple de désinfecter le collège chaque jour

A l'intérieur, le collège est entièrement désinfecté chaque jour : téléphone et porte d'entrée à la loge d'accueil, points de contacts dans les 50 salles (poignées de porte, interrupteurs, tables, chaises, claviers, écrans et souris d'ordinateurs), photocopieurs, cuisines…

Le Mée, mardi 1er septembre 2020. Face au principal Jean-François Chalvet et au président du département, un agent de service a dit qu’il était « ingérable » de désinfecter les 50 salles du collège tous les jours. LP/Sophie Bordier
Le Mée, mardi 1er septembre 2020. Face au principal Jean-François Chalvet et au président du département, un agent de service a dit qu’il était « ingérable » de désinfecter les 50 salles du collège tous les jours. LP/Sophie Bordier  

Dans une salle de réunion, face au staff du président du département et du principal, un des agents de service ne cache pas que « désinfecter le collège tous les jours, c'est ingérable ! » De fait, cinquante salles de classe à faire semble difficile aux sept agents. Réponse du principal « Les professeurs n'auront plus à mettre les chaises sur les tables en fin de journée pour permettre le nettoyage des surfaces lisses. Mais il faudra que les salles soient laissées dans un état convenable quand vous arrivez. Si vous trouvez une salle en bazar, vous me prévenez ! »

Reste que le président du département et le directeur adjoint de l'inspectrice d'académie ont remercié chaleureusement les agents pour leur action durant le confinement. « Le collège Elsa Triolet a été un des six collèges du département à avoir accueilli les enfants des personnels soignants. »