Seine-et-Marne : les forces de l’ordre «cueillent» près de 400 plants de cannabis chez des particuliers

Trois-cents cinquante plants de cannabis en pots, prêts à être plantés, ont été retrouvés à Darvault chez un trentenaire, par les policiers. Ainsi que trente-cinq plants chez un père et son fils à Chalautre-la-Petite, par les gendarmes.

 Provins, le 22 septembre. Trente-cinq plants de cannabis ont été saisis chez un père et son fils, à Chalautre-la-Petite.
Provins, le 22 septembre. Trente-cinq plants de cannabis ont été saisis chez un père et son fils, à Chalautre-la-Petite. Gendarmerie de la Seine-et-Marne

Les forces de l'ordre viennent de réaliser deux belles saisies de plants de cannabis dans le département. La première a été effectuée à Darvault, près de Nemours, dans la circonscription de police de l'agglomération de Fontainebleau, à la mi-septembre.

Les policiers ont été prévenus par un riverain de plantations suspectes d'un individu sur un terrain vague. Sur place, ils ont découvert une parcelle de terre fraîchement retournée sur ce terrain privé et une centaine de plants de cannabis prêts à être plantés.

Darvault, le 15 septembre. Quelque 348 plants de cannabis ont été retrouvés dans le terrain ou dans le chalet du cultivateur. Police nationale 77
Darvault, le 15 septembre. Quelque 348 plants de cannabis ont été retrouvés dans le terrain ou dans le chalet du cultivateur. Police nationale 77  

Lors d'une perquisition, mardi 15 septembre, chez leur propriétaire, un homme de 32 ans domicilié à l'année dans un chalet, près de 250 pots ont également été retrouvés, soit 348 plants en tout. Ont également été saisies une centaine de graines en sachets pour un montant de plus de 700 euros ainsi que des dollars.

Le trentenaire a nié s'adonner à du trafic de stupéfiants et il a expliqué cultiver du chanvre à la mode médiévale. Ce qui n'a pas convaincu les enquêteurs… Des analyses toxicologiques ont été réalisées sur les pieds pour connaître leur teneur en THC.

Celle-ci s'est avérée bien supérieure au seuil légal autorisé, selon les policiers et le « cultivateur » a donc été interpellé et placé en garde à vue mardi 22 septembre. Les plants ont été détruits, ainsi que les chambres de culture. Le trentenaire a fait l'objet d'une convocation au tribunal judiciaire de Fontainebleau.

Un plant de deux mètres visible depuis la rue

De son côté, la gendarmerie de Provins a mis la main sur 35 plants de cannabis, mardi 22 septembre, à Chalautre-la-Petite. À la suite d'un renseignement obtenu la veille, les gendarmes vérifient d'abord l'information. Cela ne leur demande pas trop d'effort, puisqu'un plant de près de deux mètres, poussant dans le jardin d'une maison où vivent un père et son fils d'une vingtaine d'années, est visible depuis la rue.

Les militaires investissent les lieux le lendemain matin. Mais surprise en arrivant pour les gendarmes : plus aucun des pots repérés la veille ne se trouve dans le jardin. Compte tenu du temps qui venait de se rafraîchir et de la pluie, les plantes avaient été rentrées à l'intérieur pour être abritées. C'est là qu'elles ont toutes été retrouvées.

Et même un peu plus, puisque les forces de l'ordre tombent alors sur 35 plants de différentes tailles. Ils mettent aussi la main sur 800 grammes d'herbe déjà récoltée, disséminée un peu partout dans la maison. Ils saisissent également tout le matériel du parfait petit cannabiculteur, de la lampe à sodium au système d'extraction d'air.

Placés en garde à vue, les deux hommes vivant sur place ont reconnu faire pousser de l'herbe pour leur propre consommation. Le fils pour être sûr de la provenance et de la qualité de la marchandise. Le père, âgé d'une quarantaine d'années, pour soigner des douleurs dues à un problème de santé.

Ils ont écopé d'une convocation devant la justice pour le 3 décembre. Deux semaines plus tôt, les gendarmes de la compagnie de Provins avaient déjà saisi cinq plants dans le jardin d'un père de famille de 31 ans, habitant Mouy-sur-Seine. Il possédait également 35 grammes d'herbe de cannabis. Il a expliqué lui aussi que c'était pour sa consommation personnelle. Il est convoqué devant la justice le 28 novembre.