Seine-et-Marne : le Département a réduit sa dette de 99 millions d’euros l’an dernier

Grâce à des recettes fiscales dynamiques, le conseil départemental a fait passer sa dette à 726 millions d’euros. Au cours de cette même séance, une motion contre la privatisation d’ADP.

 Melun, ce vendredi. Les conseillers départementaux ont voté le maintien du taux de taxe foncière à 18%.
Melun, ce vendredi. Les conseillers départementaux ont voté le maintien du taux de taxe foncière à 18%. LP/Faustine Léo

Il restera à 18%. Ce vendredi, les élus du conseil départemental seine-et-marnais ont voté le maintient du taux de la taxe foncière. Ce qui leur a permis de faire un état des lieux de l'endettement du Département. La dette s'élève désormais à 726 millions d'euros . « La stratégie du département a permis de réduire l'encours de dette de près de 20 % », souligne Daisy Luczak, vice-présidente chargée des finances. Ce sont donc 99 millions d'euros qui ont été remboursés lors de l'exercice budgétaire précédent.

Le département a pu profiter d'un « dynamisme des recettes fiscales », les droits de mutations ayant atteint l'an dernier 259 millions d'euros. Le droit de mutation est un impôt payé à l'occasion d'un changement de propriétaire d'un immeuble (logement, terrain, bien professionnel) dont une partie revient au département.

« Avec un taux d'endettement de 56,5% et une capacité de désendettement de 3,6 ans, nous pouvons avoir recours entre autres à des titres négociables de court terme, tous à intérêt négatif , poursuit Daisy Luczak. Cette stratégie permet de bénéficier d'une perspective stable de notation. »

L'opposition la privatisation d'Aéroports de Paris

Pendant cette séance, la Gauche républicaine et communiste, appuyée par le groupe socialiste a présenté une motion pour s'opposer à une privatisation qui aura des conséquences sur le fonctionnement de Roissy-Charles-de-Gaulle. Une grande partie de la majorité s'est abstenue.

Le conseil départemental a adopté ce vendredi une motion pour s'opposer « à la privatisation d'Aéroports de Paris »....avec les six voix de l'opposition qui avait prononcé le texte. Si trois élus de la majorité se sont prononcés contre, leurs collègues se sont abstenus. « Les membres du groupe majoritaire (LR-UDI) se sont divisés, souligne Marianne Margaté (PC), qui a rédigé la motion. Plus d'un tiers de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle se trouve en Seine-et-Marne et la privatisation d'ADP est extrêmement inquiétante pour notre territoire, et pose de nombreux problèmes en termes d'aménagement, de santé et d'environnement. »

« Une concession, pas une privatisation »

Jean-Louis Thiériot, président (LR) du groupe majoritaire, n'était pourtant pas opposé à une motion commune. Les différents groupes politiques se sont réunis en aparté à la séance plénière pour trouver un accord. En vain. « Nous voulions demander des garanties si la privatisation a lieu, ce qui a de grandes chances d'arriver, a-t-il estimé. L'opposition veut que soit acté un refus de principe à toute privatisation. »

« C'est une concession, pas une privatisation, a souligné Arnaud de Belenet (LREM). C'est une opportunité d'avoir des experts économiques qui investissent. »

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Au début du mois, les départements ont fait connaître leur volonté d'acquérir une partie du capital d'ADP. La majorité départementale devrait présenter une motion sur le sujet lors de sa prochaine séance plénière.