Seine-et-Marne : 24 élèves par classe en grande section de maternelle à la rentrée de septembre

Pour mieux préparer les écoliers aux apprentissages du CP, la directrice de l’Education nationale dans le département promet des effectifs réduits en grande sections de maternelle pour la prochaine rentrée.

 Une cinquantaine de postes d’enseignants seront consacrés à la mise en place des classes de grande section à 24 enfants dès septembre.
Une cinquantaine de postes d’enseignants seront consacrés à la mise en place des classes de grande section à 24 enfants dès septembre. LP/Arnaud Dumontier

Permettre aux enfants de mieux appréhender l'apprentissage de la lecture et du calcul à leur entrée en CP : c'est «la grosse option » prise par la Seine-et-Marne, dixit Valérie Debuchy, la directrice académique des services de l'Education nationale (Dasen) dans le département.

Pour ce faire, « on a décidé de permettre à toutes les grandes sections de maternelle du département d'être à 24 élèves par classe », annonce-t-elle, en visioconférence de presse, ce lundi, sur les enjeux de la future carte scolaire.

«Une cinquantaine de moyens y seront consacrés, ajoute-t-elle. Cela permettra d'avoir des élèves avec des bases nécessaires et d'aller plus loin. On verra dans quelques années s'il y a une plus-value ou pas. »

Entendez par «moyens » : des postes. Justement, la patronne de l'Education nationale affirme que la Seine-et-Marne est «bien dotée » cette année, avec 40 % de la dotation de l'académie de Créteil et 136 postes supplémentaires pour le premier degré.

L'effet des familles qui s'installent en Seine-et-Marne

Une hausse qui s'explique par le fait que le 77 est le seul département de l'académie à avoir une prévision positive de futurs écoliers : 244 petits de plus que l'an passé doivent faire leur première rentrée en septembre. Les deux autres départements de l'académie de Créteil, a Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne, en perdent, d'après Valérie Debuchy.

«On observe des flux de population interdépartementaux, dus notamment à la crise sanitaire », dit-elle. Le confinement et les envies de maison avec jardin des Franciliens sont passés par là.

Du côté du Snuipp-FSU 77, le syndicat majoritaire dans le premier degré,Thierry Grignon tempère les annonces. « Cette dotation, c'est pour compenser notre retard cumulé, observe le secrétaire départemental. Nous jugerons de cette dotation sur la durée et pas alors qu'on met en oeuvre des directives ministérielles, un an avant l'élection présidentielle. »

L'afflux de collégiens sérieusement ralenti

Pour les collèges, la dotation, « beaucoup moins favorable » d'après la Dasen, tient compte d'une démographie au ralenti. » Seulement 140 néo-collégiens arriveront en 6e cette année, dans les 128 collèges. Contre 600 et plus de 800 les deux années précédentes.

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Pour les enseignants en collège, l'augmentation de leurs heures supplémentaires doit « compenser » la perte de postes. Le dispositif « devoirs faits », qui permet aux collégiens de faire leurs devoirs après les cours, doit aussi s'étendre à la rentrée.

Par ailleurs, quatre nouvelles Unité localisées pour l'inclusion scolaire (Ulis) doivent voir le jour, aux collèges Arnaud-Beltrame à Vulaines-sur-Seine et Gérard-Philipe à Villeparis, ainsi qu'à Noisiel et Donnemarie-Dontilly en primaire. Ainsi que deux unités pour autistes à Bussy-Saint-Georges et Arbonne-la-Forêt.