Savigny-le-Temple : cinq minutes pour apprendre le rythme avec le batteur de Dagoba sur You Tube

Nicolas Bastos, « métalleux » de 38 ans, et Robin, écolier de 10 ans, sont les héros de la « Poum Tchac académie », diffusée cette semaine pour les vacances sur la chaîne You Tube de l’Empreinte à Savigny.

 Savigny-le-Temple, le 27 janvier. Robin, 10 ans, participe au programme diffusé sur l’Empreinte TV au côté de Nicolas Bastos, le batteur du groupe de métal Dagoba.
Savigny-le-Temple, le 27 janvier. Robin, 10 ans, participe au programme diffusé sur l’Empreinte TV au côté de Nicolas Bastos, le batteur du groupe de métal Dagoba. DR

« Tu fais poum et là, tchac ! » Une fois acquis le vocabulaire de base de la « Poum Tchac académie », dont le premier des cinq épisodes est diffusé ce lundi, sur la chaîne You Tube de L'Empreinte, la scène de musiques actuelles de Savigny-le-Temple, tout devrait bien se passer pour les néophytes de la batterie. Objectif : apprendre le rythme et quelques rudiments de l'instrument aux toms et cymbales.

Tout le monde pourra donc se mettre à la place de Robin, 10 ans, écolier de Saint-Pierre-du-Perray (Essonne). Face à lui, une pointure de la double grosse caisse, professeur de batterie chez lui, à Villecresnes (Val-de-Marne), et surtout batteur depuis quatre ans de Dagoba, l'un des principaux groupes de métal français : Nicolas Bastos, 38 ans.

« Le but est de montrer aux parents qu'apprendre un instrument, ça peut être fun, explique Julien Rousset, chargé de communication à L'Empreinte. Voici donc une émission de cinq minutes où tu peux apprendre le rythme. Et si ça te plaît, tu peux te mettre à la batterie. » Par le biais de L'Empreinte, l'agglomération Grand Paris Sud veut ici jouer son rôle de « territoire apprenant ».

« Transmettre, c'est vraiment une vocation »

Au programme tous les matins de cette semaine : du « paradiddle » - un des rudiments de la batterie -, du « poum-tchac » facile à la AC/DC et même une initiation à la double grosse caisse, un pied sur chaque pédale.

Nicolas Bastos est un batteur hors pair. Et surtout, un vrai prof, depuis 18 ans. « C'est un musicien talentueux, ultra-compétent et avec une vraie volonté pédagogique », poursuit Julien Rousset.

Savigny-le-Temple, le 27 janvier. Nicola Bastos joint le geste à la parole pour enseigner. DR
Savigny-le-Temple, le 27 janvier. Nicola Bastos joint le geste à la parole pour enseigner. DR  

Quand il ne fait pas de tournée mondiale avec Dagoba ou qu'il ne jongle pas avec ses baguettes sur la scène du Hellfest, la grand-messe du métal en France, Nicolas Bastos enseigne. Comme c'est le cas en ce moment, Covid-19 oblige, c'est en visio que ses élèves suivent ses cours.

« Transmettre, c'est vraiment une vocation, reconnaît le musicien. J'ai toujours aimé ça. J'aborde un cours comme un concert. C'est très important pour moi que l'élève soit ravi », lance le batteur, nourri au néo-métal de Korn et au trash US comme Metallica.

Le batteur de Dagoba intervient aussi dans les centres de loisirs

Mais pas uniquement. « J'aime aussi beaucoup la pop-rock US, mais aussi l'électro… Il y a un décalage entre ce que je joue et ce que j'écoute », reconnaît-il.

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A côté, ce titulaire du Bafa, qui a travaillé plus jeune du côté de Sucy-en-Brie et Ormesson (Val-de-Marne), continue de donner le rythme aux enfants. L'été dernier à Savigny ou encore en décembre à Magny-le-Hongre, il est ainsi intervenu auprès des centres de loisirs.

« Je propose une alternative aux divertissements comme les jeux vidéo, raconte-t-il. Et ces jours-là, c'est 1-0 pour la musique face à la PlayStation. Les enfants prennent du plaisir et beaucoup me disent qu'ils veulent s'y mettre. Tant mieux ! »

Pour Robin, c'est déjà gagné. Dagoba a même gagné un fan. « Je me suis beaucoup amusé à faire cette émission. Ça m'a donné envie de faire de la batterie », affirme le garçon.

Pas de panique pour les parents en manque de place ou aux tympans fragiles. « Maintenant, en termes de budget ou de place, les batteries électroniques à jouer avec un casque sont vraiment fantastiques », répond Nicolas Bastos. Plus d'excuse, donc, pour ne pas s'y mettre.

Du 15 au 19 février, à 10 heures, sur la chaîne You Tube L'Empreinte TV.