Saint-Cyr-sur-Morin : Corinne Bazzali restaure des meubles anciens jusqu’au Japon

Depuis dix-huit ans, cette femme retape, redécore et revend les objets qu’elle chine. Un savoir-faire qui lui réussit.

 Saint-Cyr-sur-Morin. Corinne Bazzali chine de vieux meubles qu’elle remet au goût du jour pour les revendre. Sa clientèle va jusqu’au Japon.
Saint-Cyr-sur-Morin. Corinne Bazzali chine de vieux meubles qu’elle remet au goût du jour pour les revendre. Sa clientèle va jusqu’au Japon. LP/Sébastien Roselé

Elle a des adeptes partout, même au Japon. « J'ai quelques clients mais ce sont surtout des clientes », sourit Corinne Bazzali, 48 ans, à la tête des Couleurs de brocantine.

Depuis dix-huit ans, cette femme arpente les brocantes. Elle chine de la vieille vaisselle, du tissu mais surtout de vieux meubles. Elle les remet au goût du jour et les revend. Son atelier est installé dans un joli hameau de Saint-Cyr-sur-Morin.

« Mon travail est un mélange de brocante et de décoration », dit-elle. Son activité principale, c'est la remise au goût du jour de vieux meubles. Elle les achète sur les brocantes « en chinant. C'est au petit bonheur la chance, en me levant tôt. On ne sait pas ce qu'on va chiner. »

Une fois le meuble acheté, elle le ponce et applique de la couleur avec quelques secrets maison qu'elle ne révèle pas… ou peu. « Je n'utilise que de la peinture à la craie. C'est un produit vraiment adapté pour patiner les meubles. »

Plus de dix heures de travail sur un meuble

Un petit buffet, avec des motifs type « toile de Jouy » peints dessus, vaut ici 230 euros.. Cela peut sembler un peu onéreux. Mais le prix comprend le meuble, la peinture et la main-d'œuvre : « Cela représente dix à douze heures de travail. »

Les autres activités de la brocanteuse sont l'achat de revente de vaisselle ancienne, dénichée là encore dans les brocantes. On trouve chez elle de la faïence du début du XXe siècle pour une bouchée de pain (3 à 4 euros l'assiette). Parfois les articles sont dépareillés. Cela fait partie du charme de l'opération.

Corinne Bazzali crée ses aussi propres objets décoratifs. Pour Noël, elle a confectionné des sapins en toile de jute ou assemblé de petites citrouilles en toile. Tout ce savoir-faire, et c'est la dernière déclinaison de son métier, elle le dispense dans des ateliers et cours de « patine ».

«Petite, mon père m'emmenait aux puces à Saint-Ouen»

Si elle a suivi son compagnon en Seine-et-Marne dont il est originaire, notre « patineuse » est originaire des Yvelines. Sa passion des meubles anciens lui vient de sa famille.

« Petite, mon père m'emmenait aux puces à Saint-Ouen ( NDLR : en Seine-Saint-Denis ) tous les dimanches. Et ma mère aimait la décoration. »

Ses deux parents sont commerçants, dans la bijouterie fantaisie. Elle-même a été employée d'une petite bijouterie. À la suite d'un licenciement, elle a monté son entreprise. C'était en 2000. « Dans le domaine de la décoration, je suis autodidacte », souligne-t-elle.

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