Douze cas de Covid dans deux écoles : l’une ferme au Mée, l’autre reste ouverte à Roissy

Alors qu’un groupe scolaire où sont recensés douze cas positifs reste ouvert à Roissy-en-Brie, au grand dam des parents d’élèves, au Mée-sur-Seine, le préfet ferme une école qui compte le même nombre de cas avérés. On vous explique pourquoi.

 Le groupe scolaire Jules-Verne est concerné par au moins douze cas de Covid-19.
Le groupe scolaire Jules-Verne est concerné par au moins douze cas de Covid-19. LP/Nicolas Sivan

L'inquiétude monte parmi les parents d'élèves du groupe scolaire Jules-Verne, à Roissy-en-Brie. Douze cas positifs au Covid-19 ont en effet été recensés sur place depuis la mi-janvier. Mais les écoles maternelle et élémentaire ne ferment pas... Du moins dans l'immédiat.

Ce lundi soir, on apprend justement que, quatre jours après la fermeture de l'école Joliot-Curie, à Mitry-Mory, c'est au tour de l'école Fenez, au Mée-sur-Seine de garder portes closes ce mardi matin, sur décision du préfet. Les cours y reprendront le 2 février.

Douze cas positifs également y ont été détectés, chez dix élèves scolarisés du CP au CM2 et deux agents municipaux. L'Agence régionale de santé (ARS) y avait dépêché un enquêteur chargé de reconstituer la chaîne de contamination. Ses conclusions ne sont visiblement pas les mêmes qu'à Roissy.

«Les investigations menées par les équipes de l'Éducation nationale et de l'Agence régionale de santé (ARS) laissent à penser que le virus circule activement dans l'établissement », peut-on lire sur l'arrêté préfectoral de fermeture de l'école.

Pour l'instant, la présence d'un variant au virus relève de la rumeur

A Roissy, les cas positifs concernent quatre animateurs du périscolaire - dont certains sont déjà revenus au travail -, trois agents de restauration, une enseignante en maternelle, une enseignante en CP et seulement trois élèves... Pour l'instant.

Quatre cas contacts ont aussi été dénombrés parmi le personnel municipal au sein de l'école, ainsi que deux autres chez les enseignants. Chez les enfants, la question demeure sans réponse.

Le nombre de cas positifs au Covid-19 commence à être conséquent. Mais la rumeur voudrait aussi qu'un variant du virus Sars-Cov2 en soit à l'origine. Si rien ne le confirme pour le moment, cela affole tout de même un peu les parents.

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«Je reçois un nombre incalculable de mails et d'appels de parents angoissés, qui demandent qu'une décision soit prise, indique Julien Vacheret, délégué FCPE du groupe scolaire. En bref, on nous demande : ils attendent quoi pour fermer l'école ? »

Après la fermeture décidée jeudi dernier par arrêté préfectoral de l'école Joliot-Curie, à Mitry-Mory jusqu'au 29 janvier, les parents attendent donc une réaction similaire à Roissy-en-Brie. D'autant plus qu'à la FCPE, on imagine très logiquement que les cas vont exploser dans les prochains jours.

Plusieurs parents isolent leurs enfants, possibles cas contacts

«On découvre aujourd'hui que l'ARS (NDLR : l'Agence régionale de santé) ne prend pas forcément attache avec les parents, poursuit Julien Vacheret. En effet, une autre élue de la FCPE, dont la fille est cas positif, n'a pas encore été contactée. Donc les autres élèves en contact avec sa fille n'ont pas été appelés non plus. Il faudrait une mesure de fermeture pour protéger les personnels, les enseignants et les élèves. Sans parler de la politique de tests annoncée par le ministre, qu'on ne voit pas arriver. Qui dit que demain, il n'y aura pas dix enfants de plus déclarés positifs ? En attendant, c'est le brassage. »

Soupçonnant leur enfant d'être au moins cas contacts, plusieurs parents, comme Julien Vacheret justement, prennent la précaution d'isoler d'eux-mêmes leur progéniture à la maison. Plus particulièrement ceux qui ont la possibilité d'être en télétravail.

Fermer une école est donc de la compétence de la préfecture, selon les recommandations de l'ARS. Mais pour l'instant, on ne s'oriente pas vers cette solution pour le groupe scolaire Jules-Verne. « On n'a pas d'info de fermeture à ce stade », confirment les services du préfet ce lundi soir.

« Pas prioritaires pour l'ARS qui gère des situations plus préoccupantes »

Même son de cloche côté mairie. «On est en lien avec l'ARS et l'inspection de l'éducation nationale, indique-t-on sur place. Et l'ARS nous dit que les cas ne sont pas forcément liés. Donc, on n'est pas en présence d'un vrai cluster. Ça le serait si les cas avérés avaient la même source. Il n'y a pas d'inquiétude sur le site, nous dit l'ARS. Et comme on n'est pas médecin ou infectiologue, on se réfère aux sachants en la matière. C'est très difficile de rassurer les parents, même si on communique avec les fédérations de parents d'élèves. »

La mairie assure ne rien laisser au hasard. «Nous avons réclamé des tests salivaires antigéniques pour enfants, poursuit-on en mairie. Mais nous ne sommes pas prioritaires pour l'ARS qui gère des situations plus préoccupantes. »