Roissy-en-Brie : après l’accident de samedi soir au passage à niveau, le maire alerte la SNCF

Un petit monospace Volkswagen Touran, bloqué sur le passage à niveau n°8, a été broyé par un train samedi soir, occasionnant de nombreux dégâts estimés à 300 000 euros. Aucune victime n’est à déplorer.

 Roissy-en-Brie, ce samedi soir. Un Volkswagen Touran s’est immobilisé sur le passage à niveau 8, avenue du Général-Leclerc. N’ayant pu redémarrer ou être déplacé, il a finalement été percuté par un train.
Roissy-en-Brie, ce samedi soir. Un Volkswagen Touran s’est immobilisé sur le passage à niveau 8, avenue du Général-Leclerc. N’ayant pu redémarrer ou être déplacé, il a finalement été percuté par un train. DR

La dernière collision d'une voiture avec un train à cet endroit datait de février dernier. Un nouvel accident s'est produit ce samedi soir au passage à niveau 8, à Roissy-en-Brie. Il vient relancer encore une fois le dossier d'un passage sécurisé pour la route départementale 21 (ou rue du Général-Leclerc intra-muros) qui le traverse en cette entrée de la ville.

La bonne nouvelle, c'est qu'il n'y a cette fois encore aucun blessé. Ce samedi soir, vers 19 h45, le conducteur d'un petit monospace Volkswagen Touran, un homme âgé de 42 ans habitant Roissy, s'est retrouvé coincé sur le passage à niveau.

Selon les explications qu'il a données à la police, son véhicule serait tombé en panne et il aurait essayé de le redémarrer avec des pinces. Un ami lui aurait ensuite proposé de pousser sa voiture avec son propre véhicule, parce-choc contre pare-choc. En vain…

Les deux hommes ont soudain entendu le bruit d'un train se rapprochant et se sont placés en sécurité sentant le danger arriver. Le Volkswagen Touran a alors été percuté de plein fouet, à 130 km/h, par un train de la ligne P du Transilien, assurant la liaison Paris-Coulommiers.

Le petit monospace a été broyé sur place. Il n'y a heureusement pas eu de blessé non plus parmi les 70 passagers du train. Cet accident a toutefois entraîné l'arrêt du trafic ferroviaire.

Le préjudice est estimé à minimum 300 000 euros

Les fonctionnaires de police sont arrivés dans la foulée et ont trouvé l'automobiliste qui n'avait pas cherché à fuir. Le conducteur a été placé en garde à vue pour « mise en danger de la vie d'autrui. »

Son permis avait préalablement été suspendu et il n'avait pas d'assurance. Il était surtout très alcoolisé : 3 grammes par litre de sang, lorsque les policiers ont effectué le dépistage. L'enquête a été confiée au commissariat de la circonscription d'agglomération de Noisiel.

L'automobiliste a finalement été libéré dans la journée de dimanche et les investigations se poursuivent en préliminaire, le temps d'évaluer le préjudice fixe subi par la SNCF. Selon une source policière, entre les dégradations et les retards subis par les passagers, le préjudice est estimé à minimum 300 000 euros…

« On ne va pas lâcher », prévient le maire

«J'espère qu'ils réfléchissent à la SNCF, parce que, là, cela leur coûte cher, réagit François Bouchart (DVD), le maire de la ville, qui milite pour qu'un tunnel soit créé à cet endroit. Il y a un courrier qui va partir. On ne va pas lâcher. Cela aurait pu être dramatique. Aujourd'hui, le but, c'est de préserver même des négligences. » Contactée, la SNCF n'a pas donné suite.

« Ne devrait-il pas y avoir des alertes pour faire ralentir les conducteurs de train quand ils abordent un passage à niveau, qui de surcroît est dangereux? », interroge Julie en réaction à ce nouvel accident. En novembre 2019, elle s'était retrouvée coincée par les barrières sur ce passage à niveau et s'en était tirée avec une grosse frayeur.

Deux mois avant déjà, une voiture avait été percutée par un train à cet endroit. Là encore, il n'y avait pas eu de victime. Jusqu'à quand?