Provins : Le lycée Thibaut-de-Champagne fermé pour cause de Covid

Face aux cas de Covid, le maire de Provins a demandé au préfet la fermeture de l’établissement, dont sept classes étaient déjà fermées. L’établissement scolaire ferme ses portes ce vendredi pour quinze jours.

 Le maire de Provins a demandé au préfet la fermeture du lycée Thibaut-de-Champagne, où plusieurs cas de Covid-19 ont été déclarés.
Le maire de Provins a demandé au préfet la fermeture du lycée Thibaut-de-Champagne, où plusieurs cas de Covid-19 ont été déclarés. LP/Marine Legrand

Le lycée Thibaut-de-Champagne, à Provins, fermera ses portes ce vendredi et ce, pour une durée de quinze jours, a-t-on appris ce jeudi à 21 heures de sources concordantes. La décision a été prise par le préfet de Seine-et-Marne après une multiplicité de cas ou suspicions de Covid-19. « Déjà sept classes étaient fermées ce jeudi », confirmait la direction des services départementaux de l'Education nationale (DSDEN).

Le maire de Provins, Olivier Lavenka (LR), avait demandé la fermeture de l'établissement scolaire au préfet car c'est à lui que revient cette décision, comme l'avait rappelé le recteur de l'académie de Créteil en début d'année scolaire. « La situation est très compliquée, commente l'édile. Nous voulons que les élus soient mis dans la boucle en temps réel ».

Selon un message posté par le proviseur sur le site Internet du lycée, l'inspection académique avait décidé de placer en quatorzaine sept classes sur une trentaine, par « mesure de précaution ». La reprise des cours était prévue, selon les cas, le jeudi 24 septembre ou le vendredi 25 septembre.

Il s'agissait des terminales Gestion administrative (TGA1/TGA2) ; d'une seconde Gestion de l'administration, des transports et de la logistique (GATL2) ; d'une seconde Employé de commerce multispécialités (ECMS) ; des terminales Sciences et technologies du management et de la gestion (TSTMG1/TSTMG2) et d'une terminale générale (TG4).

Mercredi soir, quatre classes étaient touchées au lycée, avait-on appris par le syndicat Sud Education 77. Et ce, après que deux sœurs, lycéennes à Thibaut-de-Champagne, ont été infectées par le Covid-19 et placées à l'isolement.

Déjà une école maternelle fermée par le maire

Par ailleurs, Olivier Lavenka a pris un arrêté municipal de fermeture complète à l'école maternelle Terrier-Rouge (elle compte un peu plus de 100 élèves), mercredi soir, après la découverte de plusieurs cas positifs. L'école est restée fermée ce jeudi.

« J'ai pris cette décision car l'Agence régionale de santé a recommandé l'éviction du personnel Atsem (agent territorial spécialisé des écoles maternelles). C'est une situation qui nous préoccupe beaucoup et qui risque de devenir incontrôlable par effet de cascade. Il y avait suffisamment d'inquiétudes pour décider de fermer l'école. »

À l'école élémentaire Terrier-Rouge, où environ 150 élèves sont scolarisés, ce sont quatre classes sur les neuf qui sont fermées pour le moment. La fermeture de l'école n'est pas envisagée mais la situation est « évolutive », selon le maire.

« Les cas contacts sont en train de se multiplier »

Olivier Lavenka a par ailleurs également stoppé pour le moment l'aide aux devoirs et les ateliers socio-linguistiques de la Maison de Quartier. « Les cas contacts sont en train de se multiplier », affirme le maire.

Beatriz Gutierrez, secrétaire départementale du syndicat Sud Education, n'est pas étonnée. « La situation dans laquelle nous nous trouvons est à mettre en lien avec le manque de moyens donnés. Pour ne pas fermer les lycées, il aurait fallu renouveler tous les contractuels pour dédoubler les classes et permettre la distanciation », estime-t-elle.

« Nous ne remettons pas en cause le chef d'établissement qui fait ce qu'il peut. Le protocole sanitaire est inexistant à part le masque et l'architecture du lycée n'est pas très fonctionnelle, estime la représentante syndicale. On espère que nos collègues fragiles n'auront pas le Covid. On pense aussi aux agents d'entretien au bord du burn-out, nous sommes en attente de renfort de la Région ».

Une « inquiétude grandissante » selon un parent

« L'année démarre fort », constate Thierry Dubois, le président de la FCPE locale, dont la fille est en TGA 1. Elle est arrêtée depuis hier soir, car sa classe a été en contact avec l'autre classe de TGA, où une élève est positive.

« Les profs commencent à envoyer par Internet les devoirs à faire, poursuit-il. Le lycée a fait preuve d'une réactivité au top. Mais en dehors du lycée, ce dernier ne peut plus gérer, d'autant plus qu'il n'y a pas eu de moyens supplémentaires pour gérer la crise. Le souci majeur, pour moi, ce sont les transports en commun archi-bondés, avec aucun contrôle du port du masque. Seulement par les chauffeurs, mais après, dans le bus, que se passe-t-il… ? En tout cas, il y a une inquiétude grandissante. »