Ozoir-la-Ferrière : les tatoueuses exposent leur talent

La 6ème édition du Girl’Ink Tattoo Show, salon 100 % tatoueuses, se tient jusqu’à dimanche soir dans la salle du Caroussel. Avec un protocole sanitaire adapté.

 Ozoir-la-Ferrière, samedi 19 septembre 2020 : 43 tatoueuses sont réunies au sein d’un salon 100 % féminin, qui se tient jusqu’à dimanche dans la salle du Caroussel.
Ozoir-la-Ferrière, samedi 19 septembre 2020 : 43 tatoueuses sont réunies au sein d’un salon 100 % féminin, qui se tient jusqu’à dimanche dans la salle du Caroussel. LP/Guénaèle Calant

Les tatoueuses et les tatoué-e-s ont investi la salle du Caroussel, à Ozoir-la-Ferrière, ce samedi, pour la 6ème édition du Girl'Ink Tattoo Show, un salon de tatouage 100 % féminin qui se poursuit ce dimanche.

« Jusqu'à vendredi soir, ça a été l'enfer. Et jusqu'à ce matin, je n'étais pas serein », reconnaît un de ses organisateurs Jérôme Delesalle. C'est que, pandémie de Covid-19 oblige, la menace pesait sur l'événement, qui aurait dû se tenir en mars dernier et avait dû être reporté.

« On avait les autorisations de la mairie, de l'Agence régionale de santé et de la préfecture, mais c'était sous réserve d'un cluster ». Si habituellement le salon peut accueillir jusqu'à 60 tatoueuses, il a fallu restreindre le nombre de stands pour cette édition, afin de respecter les consignes de sécurité sanitaires.

Moins de visiteurs pour respecter le protocole

Quelque 43 tatoueuses se sont donc installées le long d'allées élargies. Le protocole exige un sens de circulation et impose, bien sûr, le port du masque pour tout le monde. « Pour assister aux shows, on a installé des tables, façon cabaret. Et on ne peut pas rester au bar », détaille Jérôme Delasalle.

L'an dernier, le salon avait attiré quelque 2000 passionnés sur un week-end. Là encore, la jauge a été revue à la baisse. « Nous avons tout de même prévendu 800 tickets. Ce sont les fidèles. Mais nous ne pouvons pas recevoir plus de 600 personnes en même temps », détaille Jérôme.

Ozoir-la-Ferrière, samedi 19 septembre 2020 : Les artistes se succèdent sur scène. Les spectateurs sont installés, façon cabaret./     LP/Guénaèle Calant
Ozoir-la-Ferrière, samedi 19 septembre 2020 : Les artistes se succèdent sur scène. Les spectateurs sont installés, façon cabaret./ LP/Guénaèle Calant  

L'ambiance - sur fond de musique rock - est malgré tout restée très conviviale. Déambuler au milieu des stands et admirer les prestations des artistes était un plaisir pour les yeux, même si on n'est pas adepte du tatouage pour soi-même.

Ozoir-la-Ferrière, samedi 19 septembre 2020 : Les tatoués patientent - et souffrent - parfois plusieurs heures./     LP/Guénaèle Calant
Ozoir-la-Ferrière, samedi 19 septembre 2020 : Les tatoués patientent - et souffrent - parfois plusieurs heures./ LP/Guénaèle Calant  

Courage et patience sont les deux qualités essentielles du tatoué. « Je suis restée allongé six heures, à part pour les pauses clopes », sourit Thibaut, 24 ans, venu de Marseille (Bouches-du-Rhône), pour se faire tatouer sur la cuisse… par sa tante, qu'il est venu encourager.

Installée à La Ferté-Gaucher, celle-ci tient le salon Passionném'encre. Avec la chaleur, le masque est difficile à supporter : « Mais ce n'est pas un problème. Il nous arrive d'en mettre un quand on travaille sur quelqu'un qui tousse, même hors Covid. Quant à la désinfection du matériel, on le fait déjà d'habitude, entre chaque client », rappelle Barbara Lemey.

Ozoir-la-Ferrière, samedi 19 septembre 2020 : Pascal Tourain présentera son One man show « L’homme tatoué » dimanche, à 13 heures./     LP/Guénaèle Calant
Ozoir-la-Ferrière, samedi 19 septembre 2020 : Pascal Tourain présentera son One man show « L’homme tatoué » dimanche, à 13 heures./ LP/Guénaèle Calant  

Un peu plus loin, une jeune tatoueuse estime même que le masque est parfois pratique : « Au bout de plusieurs heures, la personne tatouée peut transpirer très fort. Et puis, cela empêche de recevoir des particules dans les muqueuses ».

Frédéric, 43 ans est venu de Rouen (Seine-Maritime) pour accompagner une amie tatoueuse : « Se faire tatouer par un homme ou une femme, pour moi, cela n'a pas d'importance. Ce qui compte, c'est son travail. Un salon uniquement féminin, pourquoi pas ? Mais qu'est-ce qu'on aurait dit s'il avait été uniquement masculin. L'idéal, c'est la mixité et la parité ! »