Confinement : à Nangis, commune rurale, on est plutôt respectueux des consignes

Seulement deux défauts d’attestations dérogatoires ont été relevés par les gendarmes, au cours de leur opération de contrôle en gare et sur la route.

 Nangis, ce jeudi après-midi. Les gendarmes attendaient les usagers de la SNCF pour contrôler leurs attestations de déplacement dérogatoires.
Nangis, ce jeudi après-midi. Les gendarmes attendaient les usagers de la SNCF pour contrôler leurs attestations de déplacement dérogatoires.  LP/Sébastien Blondé

Un étranger en situation irrégulière, un défaut d'assurance concernant un automobiliste et seulement deux défauts d'attestation dérogatoire de déplacement : c'est le bilan de l'opération de contrôle menée par la compagnie de gendarmerie de Provins, ce jeudi après-midi, à Nangis.

D'abord postés à la gare SNCF, les militaires de la brigade de gendarmerie locale, secondés par leurs collègues du peloton de surveillance et d'intervention (PSIG) provinois et la police municipale, ont vérifié les attestations des usagers de la SNCF.

Le port du masque obligatoire sur la voie publique n'a même pas eu besoin d'être rappelé. Les forces de l'ordre étaient aussi là pour cela, « car tout le monde n'est pas encore au courant de son port obligatoire », indique la cheffe d'escadron Camille Leroy, commandante de la compagnie de Provins.

Nangis, ce jeudi après-midi. Jean, qui revenait de Paris pour raison médicale, avait son attestation sur son téléphone. LP/Sébastien Blondé
Nangis, ce jeudi après-midi. Jean, qui revenait de Paris pour raison médicale, avait son attestation sur son téléphone. LP/Sébastien Blondé  

Sofia, qui rentre de son travail à Paris, sort son papier et le montre au gendarme. «C'est une surprise, dit-elle. C'est la première fois que je vois un contrôle comme celui-là. C'est très bien car il y a encore trop de monde dehors. Il faut qu'il y en ait moins. Pareil, dans le métro, où c'est bondé. »

Un élève du lycée Les Pannevelles, à Provins, sort du train. Il n'a pas son attestation. Mais les gendarmes se montrent compréhensifs, face à ce jeune à la recherche d'un entrepreneur de la ville dont on lui a fournit l'adresse.

«C'est un jeune en recherche d'un stage, explique un militaire. On ne va pas l'embêter. Il est là pour trouver du boulot. Il faut être indulgent. En général, les gens ont leur attestation, sur papier ou sur téléphone. »

Nangis, ce jeudi après-midi. « Il faut faire ces contrôles », abonde Jean-Luc (en photo). LP/Sébastien Blondé
Nangis, ce jeudi après-midi. « Il faut faire ces contrôles », abonde Jean-Luc (en photo). LP/Sébastien Blondé  

Jean, qui a dû se rendre à Paris pour raison médicale, montre son téléphone aux gendarmes. « C'est normal, ces contrôles, commente-t-il. C'est très bien. »

Au rond-point de la zone industrielle, ce sont cette fois les automobilistes... et leur attestation, qui sont dans la ligne de mire des forces de l'ordre. Là aussi, les conducteurs semblent se montrer respectueux des règles en vigueur.

«Ils font leur travail, reconnaît Océane, une habitante de La Croix-en-Brie venue faire ses courses en ville. Ils ont raison. Moi, je n'ai pas envie de choper cette m... Mais ça roule sur les routes : je vois pas mal de monde qui circule. »

Nangis, ce jeudi après-midi. Elise, qui rentre de son travail à Provins, montre son attestation aux forces de l’ordre. LP/Sébastien Blondé
Nangis, ce jeudi après-midi. Elise, qui rentre de son travail à Provins, montre son attestation aux forces de l’ordre. LP/Sébastien Blondé  

«Ils font leur métier, abonde Elise, une habitante de Nangis, qui de Provins où elle travaille, rentre chez elle. On est censé pouvoir se justifier. Moi, je sais que je suis dans les clous ! »