Montereau : remise en liberté des cinq jeunes incendiaires présumés

Le quartier de Surville a vécu des violences dans la nuit de mardi à mercredi, avec la destruction de cinq engins de chantier. L’enquête se poursuit, menée par le commissariat de Montereau.

 Montereau, ce mercredi. Trois engins de chantier qui participent à la rénovation du parc de la Gramine ont été incendiés. Tout comme deux autres qui travaillaient pour améliorer le réseau de chauffage.
Montereau, ce mercredi. Trois engins de chantier qui participent à la rénovation du parc de la Gramine ont été incendiés. Tout comme deux autres qui travaillaient pour améliorer le réseau de chauffage.  LP/Faustine Léo

Le calme est revenu à Surville, après les échauffourées qui ont opposé entre 50 et 100 jeunes à 90 policiers dans la nuit de mardi à mercredi autour du parc de la Gramine. La météo pluvieuse a sans doute contribué à refroidir les esprits.

Après visionnage des images de vidéosurveillance, cinq personnes ont été interpellées. Lors de cette nuit de violences, cinq engins de chantier de deux entreprises différentes ont été incendiés. Le préjudice s'élève pour elles à plus d'un million d'euros.

Une classe de la Digitale Académie, voisine du parc, a également été victime de la colère des émeutiers. Plusieurs départs de feu étaient visibles dans le parc de la Gramine qui n'a cependant pas été défiguré. Des vitres ont été brisées dans de nombreux immeubles. Les policiers ont aussi été la cible de jets de projectiles. Tous ces suspects ont été relâchés après leur garde à vue. Mais l'enquête se poursuit, menée par le commissariat de Montereau.

Les cours reprendront dans les jours prochains à la Digitale Académie

Les travaux ont repris dès le mercredi matin pour continuer la rénovation du parc, tant redoutée par les jeunes qui disent avoir mis le feu pour empêcher la poursuite de la modernisation de ce lieu qu'ils estiment « sacré ». 687 000 euros, financés à 60 % par l'Etat et le département, sont investis pour que d'ici quatre mois les enfants handicapés puissent disposer de jeux adaptées et que des manifestations puissent se dérouler dans le théâtre de verdure agrandi.

Le city-stade doit être rénové et l'aménagement paysager repensé. Des tables de pique-nique vont être installées tout comme un kiosque services qui pourra accueillir une buvette lors des animations. Trois caméras de vidéoprotection seront mise en place, ce qui a également provoqué la colère de ces jeunes qui revendiquent avoir « droit au respect de leur intimité ».

Les cours reprendront dans les jours prochains à la Digitale Académie, une fois que les experts seront passés.