Melun : les futurs officiers veillent sur les lycéens méritants

 Melun, mardi soir. Le proviseur du lycée Jacques Amyot, Daniel Djimadoum, et le général Isabelle Guion de Meritens qui dirige l’EOGN, devant les neuf filles de seconde qui entrent dans le dispositif cette année et les élèves officiers qui vont les parrainer.
Melun, mardi soir. Le proviseur du lycée Jacques Amyot, Daniel Djimadoum, et le général Isabelle Guion de Meritens qui dirige l’EOGN, devant les neuf filles de seconde qui entrent dans le dispositif cette année et les élèves officiers qui vont les parrainer.  LP/Sophie Bordier

« Ces Cordées de la réussite sont un véritable engagement pour vous durant trois ans. Cela demande ténacité et investissement. Que vos tuteurs soient pour vous de véritables camarades. Qu'ils vous aident à vous construire dans vos choix professionnels. Profitez-en au maximum! » Le général Isabelle Guion de Meritens, dirigeante de l'Ecole des officiers de la gendarmerie nationale (EOGN) de Melun, ne cachait pas son enthousiasme, mardi soir, face aux neuf filles de seconde du lycée Jacques-Amyot. Sélectionnées sur leur mérite, elles seront parrainées par des élèves officiers de la prestigieuse école.

Un mercredi par mois, de 13 heures à 20 heures, des sorties culturelles sont programmées. Mercredi, ils se sont rendus à Paris au Palais de la découverte et sont allés ensuite au théâtre voir « Cyrano de Bergerac ». Ces élèves auront droit aussi à divers conseils donnés par les futurs officiers. En huit ans, dans le cadre du plan Egalité des chances, plus de 120 lycéens de Jacques-Amyot ont participé à ces Cordées de la réussite (NDLR : sur huit dispositifs en Seine-et-Marne et une trentaine dans l'académie de Créteil).

Selon le proviseur du lycée, Daniel Djimadoum, « nos lycéens gagnent en confiance, ils se projettent davantage, ont une réflexion sur l'orientation plus aboutie ». Sous-préfète en charge de la Politique de la Ville, Maïa Rohners s'est dit « émue » : « J'ai eu moi-même la chance de bénéficier d'un tutorat qui m'a permis de m'ouvrir à de nouveaux horizons et me donner confiance en moi ».

Melun : les futurs officiers veillent sur les lycéens méritants

Melun, ce mardi soir. Dieunica signe la charte d'engagement aux côtés de sa mère, Monique, face au Général Isabelle Guion de Meritens. (LP/Sophie Bordier)

« C’est logique de donner », confie Benjamin, élève officier

Elève officier de seconde année, Benjamin, 34 ans, est un des tuteurs volontaires. « C’est logique de donner. Je suis Breton, issu d’un quartier populaire. Je suis arrivé sans bagage universitaire, entré comme gendarme adjoint. Puis j’ai progressé en passant les concours internes. La France donne de grandes opportunités. L’idée d’avancer, c’est une saine ambition. Et intellectuellement, consacrer du temps pour eux comme tuteur est un juste retour des choses ». Face à lui, Renad, quinze ans, et son père, d’origine syrienne, arrivé en France en 2001. « C’est bien pour ma fille », souffle-t-il. Mère de Dieunica, 16 ans, Monique ne cache pas sa fierté : « Ma fille a été choisie car elle est méritante ». Dieunica sourit : « C’est un grand honneur ! »