Lognes : un nouveau cimetière paysager, où se recueillir et se promener, enserre le site historique

D’ici à la fin février, les travaux du nouveau cimetière paysager de Lognes seront achevés. Le projet aura coûté un million d’euros. La ville a obtenu une subvention de la région, à hauteur de 250 000 euros.

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 Lognes, le 2 février 2021. Le nouveau cimetière paysager enserre l’ancien cimetière. André Yuste, le maire, et Michel Muller, le directeur du patrimoine et du cadre de vie, annoncent la fin des travaux d’ici à la fin du mois.
Lognes, le 2 février 2021. Le nouveau cimetière paysager enserre l’ancien cimetière. André Yuste, le maire, et Michel Muller, le directeur du patrimoine et du cadre de vie, annoncent la fin des travaux d’ici à la fin du mois. LP/Guénaèle Calant

Il ne reste plus que quelques places à prendre dans le cimetière historique de Lognes (Seine-et-Marne). Il était donc temps. D'ici quelques semaines, le nouveau cimetière paysager voulu par la municipalité — un des gros chantiers de la mandature — pourra accueillir les « premiers arrivants » sur un espace de 7000 mètres carrés. Les travaux d'aménagement sont en cours d'achèvement.

Cette réalisation était devenue nécessaire, vu l'augmentation de la population depuis plus de 40 ans. « En 1975, Lognes était un village qui comptait 248 habitants. Aujourd'hui, c'est une ville qui en compte 14363 », souligne le maire (PS) André Yuste. Le cimetière historique — avec ses 400 caveaux répartis sur 2600 mètres carrés — correspondait forcément à la bourgade.

Une situation que connaît bien le président de l'Union des maires de Seine-et-Marne, Guy Geoffroy, également maire (LR) de Combs-la-Ville : « Entre 1975 et aujourd'hui, nous sommes passés de 10000 à 22000 habitants. En tant que ville nouvelle, nous avons dû également agrandir notre cimetière sur un terrain jouxtant, à cause de l'afflux de population. »

Et l'élu d'expliquer que dans ces « nouveaux quartiers », la population est effectivement vieillissante : « Mais nous n'avons pas connu d'explosion des décès, avec des cimetières saturés. C'est un peu au fil de l'eau. »

140 caveaux creusés et alignés en cercle

A Lognes, pour répondre à la future demande, pas question pour le maire d'établir un cimetière dans un quartier excentré. André Yuste le voulait en centre-ville, pour que les familles puissent facilement se recueillir sur les tombes de leurs proches. Le terrain, autrefois propriété de la communauté d'agglomération Paris Vallée-de-la-Marne, a été rétrocédé à la ville.

Lognes, le 2 février 2021. 40 cavurnes (sépultures enterrées accueillant des urnes) ont pris place au pied des 150 cèdres, plantés là voilà 40 ans. LP/Guénaèle Calant
Lognes, le 2 février 2021. 40 cavurnes (sépultures enterrées accueillant des urnes) ont pris place au pied des 150 cèdres, plantés là voilà 40 ans. LP/Guénaèle Calant  

Au total, ce sont 140 caveaux qui ont été creusés et alignés en cercle, autour du cimetière historique qui se trouve donc enserré dans la nouvelle réalisation. Sans compter que 40 espaces de pleine terre viennent compléter le dispositif, pour ceux qui souhaitent être inhumés.

Pour les défunts ayant choisi l'incinération, 40 cavurnes (sépultures enterrées accueillant des urnes) ont pris place au pied des 150 cèdres, plantés là voilà 40 ans. Un jardin du Souvenir accueillera les cendres vouées à la dispersion.

Un lieu de promenade

Le nouveau cimetière — qui sera ceint d'une clôture paysagère composée de lierre et de vivaces grimpantes — a été pensé pour être à la fois propice au recueillement et à la promenade. On y accédera par une nouvelle entrée.

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Michel Muller, le directeur du patrimoine et du cadre de vie, travaille sur ce projet — qui coûte un million d'euros — depuis plus de deux ans. Il insiste sur « le poumon vert » que constitue cette réalisation : « Les familles qui vont le parcourir vont gagner en espaces verts et en biodiversité. » Raison pour laquelle la ville a obtenu un financement de la région, à hauteur de 250 000 euros.

Lognes, le 2 février 2021. Un mur en bauge, mélange de terre grasse, de paille et de cailloux, souligne les espaces des nouvelles tombes. LP/Guénaèle Calant
Lognes, le 2 février 2021. Un mur en bauge, mélange de terre grasse, de paille et de cailloux, souligne les espaces des nouvelles tombes. LP/Guénaèle Calant  

Un mur en bauge — mélange de terre grasse, de paille et de cailloux — souligne les espaces des nouvelles tombes. Les allées ont été enherbées, avec un jeu de pavage jointé d'herbe. Plus de 90 arbres fruitiers (néfliers, pommiers, cormiers) et près de 3400 plantations (fleurs odorantes et plantes vivaces) complètent ce tableau. « Aucun produit chimique ne sera utilisé pour l'entretien des espaces verts », précise Michel Muller.