Les Vergers de Cossigny, pionniers du bio

 Les Vergers de Cossigny, pionniers du bio

Depuis 1977, Jacques Frings privilégie les circuits courts pour son exploitation agricole de Chevry-Cossigny. « Quand je me suis lancé dans l'agriculture biologique, en 1977 avec mon père, on devait être six exploitants en Seine-et-Marne à refuser les produits chimiques sur nos cultures. » Jacques Frings fait en quelque sorte partie des pionniers en la matière. Depuis trente-six ans, il met un point d'honneur à n'utiliser que des procédés naturels pour les Vergers de Cossigny. Hier, il a reçu la visite de Jean Dey, vice-président (EELV) du conseil général en charge de l'environnement.

Son exploitation de 67 ha produit pommes de terre, carottes, poireaux, pommes, poires ou encore potimarrons qu'il vend ensuite dans sa boutique, au pied de l'exploitation. Il cultive également des céréales, qui servent à faire du pain bio. « Au début, je n'arrivais pas à gagner de l'argent sur ma production, confie l'agriculteur. Mais depuis 2005, il y a une sorte de mouvement citoyen qui privilégie les circuits courts et l'agriculture naturelle. Ã?a m'a bien aidé. »

Les produits bio sont un peu plus chers, c'est une première barrière pour le consommateur. Mais la qualité des fruits et légumes est supérieure à celle des produits vendus en grande distribution, assure-t-il. Sans traitement chimique, l'exploitant et ses six employés doivent désherber manuellement leurs terres, ou utiliser des voiles très coûteux pour protéger leurs plantations des lièvres ou des insectes. « On n'a pas la productivité de l'agriculture intensive, c'est difficile de concurrencer les supermarchés, regrette Jacques Frings. Mais c'est le prix à payer pour respecter l'environnement. »