Ile-de France : trois cambrioleurs géorgiens condamnés pour des dizaines de vols

Entre janvier et avril 2019, le trio de cambrioleurs a écumé la région et ses pavillons, principalement la Seine-et-Marne. Ils ont été condamnés à des peines allant de 30 mois à 4 ans de prison par le tribunal correctionnel de Melun mercredi.

 Illustration. Les Géorgiens ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Melun pour une série de cambriolages et de tentatives de cambriolages.
Illustration. Les Géorgiens ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Melun pour une série de cambriolages et de tentatives de cambriolages. LP/Olivier Boitet

Cette affaire « n'est qu'une suite ininterrompue de vols. De véritables razzias dans tous les départements autour de Paris », constate la présidente du tribunal correctionnel de Melun, ce mercredi matin.

Trois prévenus géorgiens, dont l'un est en fuite, ont été condamnés à des peines d'emprisonnement ferme allant de 30 mois à 4 ans, pour une série de cambriolages et de tentatives de cambriolages commis entre le 20 janvier et le 13 avril 2019, date de leur interpellation, dans toute l'Ile-de-France.

Les deux prévenus, dont le plus lourdement condamné avait déjà été jugé à de multiples reprises dans des affaires de cambriolages depuis 2012, ont été maintenus en détention. Le troisième fait l'objet d'un mandat d'arrêt. Tous trois ont une interdiction de séjour sur le territoire français de 5 ans.

Des cambriolages un peu partout dans la région

Pendant ces trois mois, les trois hommes, âgés de 25 à 42 ans, ont écumé les pavillons de nombreuses communes de Seine-et-Marne -Gastins, Vaudoy-en-Brie, Vaux-le-Pénil, La Chapelle-la-Reine, Moret-Loing-et-Orvanne, Jouy-le-Châtel, etc. - et aussi de l'Essonne, du Val-de-Marne et de l'Yonne. Au total, le trio a commis 18 cambriolages, 9 tentatives et un vol d'essence.

« Ils sont jugés uniquement pour les faits prouvés mais ils sont soupçonnés dans bien d'autres cambriolages », a d'ailleurs rappelé la procureure de la République lors de ses réquisitions. L'un des prévenus est impliqué dans 25 dossiers.

À chaque fois, les cambrioleurs qui agissent toujours de jour, brisent une vitre, force un volet pour ensuite se servir. Après s'être rapidement assurés que le domicile est vide, ils passent à l'action. L'une des victimes s'est d'ailleurs retrouvée face à deux de ces hommes en train de forcer le volet de sa cuisine.

« Le rythme était effréné avec parfois trois cambriolages sur la même commune, précise la présidente. Ils agissent tous les 2 jours en moyenne. »

Les prévenus ont reconnu le faits sans difficulté

Bijoux, matériel électronique, hi-fi, parfums, un revolver de collection, des médailles et aussi des bouteilles de champagne… sans oublier une bouteille d'eau-de-vie ! Toute marchandise ayant un peu de valeur les intéressait. Lors d'un des vols, le préjudice est évalué à plusieurs dizaines de miliers d'euros.

« Nous revendions tout à Barbès pour ensuite nous acheter de la drogue », explique Goga, devant ses juges, peu convaincus. Leur complice en fuite a d'ailleurs profité d'un passage aux urgences durant sa garde à vue afin d'obtenir un produit de substitution pour s'enfuir.

Face aux enquêteurs puis aux juges et devant la barre, les prévenus n'ont pas fait de difficulté pour reconnaître les faits du moins dès que les enquêteurs avaient des preuves. Et les gendarmes de Provins en avaient beaucoup.

Une patiente et minutieuse enquête des gendarmes de Provins

À force d'écumer la région, notamment l'exploitation de vidéosurveillance aux alentours des lieux des cambriolages, les gendarmes ont fini par identifier une voiture suspecte, un Citroën Xsara Picasso.

Finalement, un cambriolage à Jouy-le-Châtel, le 7 mars, leur permet enfin d'obtenir la plaque d'immatriculation de la voiture. Ils parviendront ensuite à retrouver le véhicule lors d'un contrôle et à dissimuler une balise sous la carrosserie pour le géolocaliser à tout moment.

Pour les enquêteurs, commence alors un long et minutieux travail de surveillance. Après plusieurs semaines d'analyses des téléphones portables et des images de vidéosurveillance, de recoupement entre des témoignages de voisins les ayant mis en fuite, d'empreintes laissées lors de certains cambriolages et des points de géolocalisation de la voiture, les gendarmes de Provins ont identifié ces trois hommes avec certitude.