Fontainebleau : l’avenir du commissariat évoqué à l’Assemblée nationale

Valérie Lacroute, la députée (LR) de la deuxième circonscription, a interpellé ce mardi le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur, sur le devenir du commissariat de Fontainebleau. Explications.

 Laurent Nuñez, secrétaire d’Etat à l’intérieur, a répondu à Valérie Lacroute, députée (LR), sur l’urgence de définir un lieu pour la construction d’un commissariat lors d’une question orale à l’Assemblée nationale, mardi matin.
Laurent Nuñez, secrétaire d’Etat à l’intérieur, a répondu à Valérie Lacroute, députée (LR), sur l’urgence de définir un lieu pour la construction d’un commissariat lors d’une question orale à l’Assemblée nationale, mardi matin. Capture d’écran

L'épineux sujet du commissariat vétuste de Fontainebleau vient de s'enrichir d'un nouvel épisode. « La préfète de Seine-et-Marne est mandatée pour instruire le dossier et faire part au ministre de ses recommandations », a indiqué ce mardi Laurent Nuñez, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, en réponse aux craintes soulevées par la députée (LR) de la deuxième circonscription, Valérie Lacroute, lors des questions orales sans débat, à l'Assemblée nationale.

« Il est nécessaire que le commissariat de Fontainebleau fasse l'objet, dans les plus brefs délais, d'une reconstruction complète de ses locaux », a demandé l'élue, dix jours après la manifestation de plus de 250 policiers. Un mouvement de grogne qui intervenait à la suite des fuites d'eau qui ont nécessité la fermeture de plusieurs bureaux voici plus de quinze jours et de l'effondrement d'un mur du parking sur les voitures des fonctionnaires en janvier.

Décision attendue d'ici la fin de l'année

« La ville d'Avon a présenté un dossier financé qui tient la route. C'est une reconstruction qui se situe au cœur du périmètre du commissariat. Vous avez bien compris qu'il y avait un enjeu entre les deux communes d'Avon et de Fontainebleau », a d'ailleurs rappelé l'élue, à la fin de l'échange. Le maire de la cité impériale propose de son côté une installation dans l'ancien hôpital. Une décision pourrait intervenir d'ici la fin de l'année.

En attendant, la centaine d'effectifs, policiers et personnels administratifs continueront à travailler dans les lieux. « Des diagnostics visuels du bâtiment ont déjà été réalisés le 16 mai 2019 par un bureau d'études. Ses conclusions ne remettent pas en cause l'exploitation du bâtiment en l'état. Un rapport avait également été fait sur les installations électriques qui ne soulèvent pas d'inquiétudes particulières, a ajouté le secrétaire d'Etat. Un audit structurel du bâtiment réalisé par une société spécialisée est lui aussi en cours. Les travaux qui seront identifiés comme nécessaire seront réalisés sans délai. »