En Seine-et-Marne, le conseil régional envisage de créer 1600 places dans les lycées

Selon le plan pluri-annuel d’investissements des lycées que prépare le conseil régional d’Ile-de-France, les projections démographiques indiquent qu’en Seine-et-Marne il est nécessaire de créer 1600 places, 1200 à Sénart et 400 entre Meaux et le Val d’Europe.

 Combs-la-Ville, 2018. Il manquerait 1200 places de lycée dans le secteur de Grand Paris Sud.
Combs-la-Ville, 2018. Il manquerait 1200 places de lycée dans le secteur de Grand Paris Sud.  LP/Marine Legrand

En Seine-et-Marne, le plan pluri-annuel d'investissements des lycées qui sera voté jeudi par les élus du conseil régional d'Ile-de-France concerne deux secteurs : celui de Grand Paris Sud, entre Moissy-Cramayel et Mennecy (Essonne) où manqueraient à terme 1200 places pour les lycéens, et celui situé au nord, entre Meaux et Coupvray * où 400 places feraient défaut dans les prochaines années.

« On anticipe, vu les résultats des études sur la poussée démographique dans ces territoires. Pas question de laisser les élèves dans des structures démontables, type bâtiments modulaires ! On travaille avec les services académiques. Il s'agira soit de créations ex nihilo, soit une extension des capacités d'accueil via une restructuration », explique-t-on au cabinet de la présidente du conseil régional d'Ile-de-France Valérie Pécresse (Libres !).

Et de poursuivre : «L'enjeu, c'est lancer les études et les travaux d'ici à 2027. On compte un an d'études d'ingénierie, puis un an pour les concours d'architectes. Les premiers coups de poche pourraient intervenir deux ans après... »

Le plan d'urgence 2017-2027 prévoit donc de voter jeudi 900 millions d'euros supplémentaires avec 30 600 places dont 1 600 pour les lycéens seine-et-marnais.

Un lieu identifié au Carré Sénart

«C'est une bonne nouvelle ! », se réjouit Michel Bisson (PS), président de Grand Paris Sud, l'agglomération qui englobe Sénart, côté Seine-et-Marne, et le Grand Evry, côté Essonne. « Nous portons cette demande auprès du conseil régional depuis plusieurs mois. Je m'en suis déjà entretenu avec Valérie Pécresse. Cela fait deux ans que nous travaillons sur ce sujet avec un ensemble d'études chiffrées en tenant compte de la progression de la consruction de logements.»

L'élu ne le cache pas : « La situation est tendue aujourd'hui dans la partie seine-et-marnaise de Grand Paris Sud comme sur la rive droite de l'Essonne ». Une situation d'autant plus délicate que les deux secteurs en tension dépendent d'académies différentes ; celle de Créteil pour la Seine-et-Marne, celle de Versailles pour celle de l'Essonne.

Mais il n'y a pas de problème sans solution. Selon Michel Bisson, « Comme Valérie Pécresse est attachée à la notion de campus au lycée dans un écosystème qui développe des partenariats pour atteindre l'excellence pour tous, on est prêt ! Nous avons localisé un endroit au Carré Sénart, à cheval entre Lieusaint et Saint-Pierre-du-Perray pour bâtir un lycée de 1200 places sur un seul site. »

Newsletter L'essentiel du 77
Un tour de l'actualité de la Seine-et-Marne et de l'IDF
Toutes les newsletters

* Aucun élu n'a pu être joint au Val d'Europe ou à Coupvray.