Dhuisy : les gendarmes font capoter une rave-party dans une ferme

Les organisateurs, qui s’étaient installés dans une ferme abandonnée samedi soir, ont dû ranger leur sono dimanche, vers 1h30 du matin.

 Illustration. Une vingtaine de gendarmes sont intervenus en pleine nuit.
Illustration. Une vingtaine de gendarmes sont intervenus en pleine nuit. LP/Olivier Boitet

Ils avaient installé leur sono dans un corps de ferme abandonné, dans un lieu isolé à Dhuisy, et les premiers teufeurs étaient arrivés. Mais la réactivité des gendarmes les a obligés à repartir. « Ils n'ont même pas eu le temps de mettre de la musique », confie un gendarme.

C'est samedi, vers 22 heures, que des témoins ont aperçu des grappes de marcheurs, sur la route entre La Ferté-sous-Jouarre et Dhuisy. Venus de toute la région parisienne, ces jeunes étaient arrivés par train à la gare de La Ferté-sous-Jouarre et parcouraient vaillamment plusieurs kilomètres jusqu'au lieu de rendez-vous de la rave-party.

La fête, non autorisée et sans accord des propriétaires, était prévue sur un terrain, dont certaines parcelles sont privées et d'autres sont sur le domaine public.

Cinquante voitures et deux sonos

Aussitôt, une vingtaine de gendarmes des brigades de Lizy-sur-Ourcq et de La Ferté-sous-Jouarre, mais aussi des PSIG (pelotons de surveillance et d'intervention de la gendarmerie) de Meaux et de Coulommiers sont intervenus dans la ferme : une cinquantaine de voitures, une centaine de personnes et deux camions avec une sono se trouvaient déjà là.

Les militaires ont empêché les nouveaux arrivants de s'installer et sont allés à la rencontre des organisateurs. Pas d'incident, pas de contravention, pas de garde à vue. Il n'empêche que la fête n'a pas eu lieu et que vers 1h30 du matin, tout le monde a plié bagage. Les gendarmes sont restés en patrouille jusqu'au milieu de la nuit, pour assurer la sécurité des dizaines de jeunes qui faisaient le chemin à pied… en sens inverse.