Covid-19 en Seine-et-Marne : plus de 1000 décès à l’hôpital depuis la mi-mars

La barre symbolique des mille victimes du virus vient d’être franchie en Seine-et-Marne. Le nombre de patients hospitalisés de la seconde vague décroît pour la première fois depuis cette semaine.

 Montereau-Fault-Yonne. Plus de 460 personnes étaient encore hospitalisées en Seine-et-Marne, et 75 en réanimation, ce vendredi.
Montereau-Fault-Yonne. Plus de 460 personnes étaient encore hospitalisées en Seine-et-Marne, et 75 en réanimation, ce vendredi. LP/Arnaud Journois

Le cap tristement symbolique des mille morts à l'hôpital en Seine-et-Marne a été franchi le 24 novembre. Ce vendredi, Hélène Marie, la directrice de l'agence régionale de santé (ARS) en Seine-et-Marne comptabilise que « plus de 1 013 personnes sont décédées dans les hôpitaux du département depuis le début de la pandémie ».

Jeudi, « encore 75 personnes étaient en réanimation à l'hôpital, un chiffre 16 % plus bas que la veille, détaille la directrice. Au total 464 personnes étaient encore hospitalisées à cette date. »

Quant à la maladie, la décrue a bien commencé « même si la Seine-et-Marne est en queue de peloton par rapport aux autres départements d'Ile-de-France », précise Hélène Marie. Le taux d'incidence, qui mesure le nombre de personnes infectées mais pas la gravité de leur état, demeure « à 159,9 cas pour 100 000 habitants » avec « un taux de positivité des tests pratiqués de 14,4 % ». Il y a un mois ce dernier indicateur dépassait les 21% .

Encore 29 clusters présents

L'ARS comptabilise encore 29 clusters dans le département, notamment dans des établissements d'hébergement de personnes âgées dépendantes (Ehpad) qui enregistrent 145 morts depuis le 1er juillet dernier.

Dans les écoles, collèges et lycées du département, « nous enregistrons une baisse très nette des cas de Covid-19 depuis le 19 novembre, constate Valérie Debuchy, directrice des services départementaux de l'Education nationale (DSDEN) de Seine-et-Marne. Toutes les écoles et les établissements secondaires du département sont ouverts, seules quatre classes de collèges sont actuellement fermées. »

Pour limiter au maximum la progression de l'épidémie, l e port du masque demeure obligatoire sur la voie publique, par arrêté préfectoral, dès la sortie de son domicile ou de son travail dans tout le département.

Comme sur l'ensemble du territoire français, samedi s'enclenche la première phase avec notamment la réouverture des commerces dits non essentiels et la possibilité d'aller se promener dans un rayon de 20 km autour de son domicile durant trois heures.

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« Des contrôles sont prévus et nous serons plutôt dans la prévention les deux premiers jours », prévient le préfet Thierry Coudert qui ne compte pas arrêter les contrôles et les sanctions, le cas échéant dans les jours qui viennent. Avant de constater : « Entre le 1er et le 2e confinement, il y a clairement eu une amélioration même s'il existe encore des poches de résistance chez certaines personnes. »

Ce n'est qu'après le 15 décembre que l'on pourra sortir de son domicile sans attestation mais en dehors des heures de couvre-feu qui sera effectif de 21 heures à 7 heures.

Une aide exceptionnelle des solidarités versée à 77 815 foyers et 7 275 jeunes dans le département

À partir de vendredi, des jeunes, des familles bénéficiaires des minima sociaux devraient recevoir des sommes allant de 100 euros à 450 euros, en fonction de divers critères comme le nombre d’enfants. Cette aide exceptionnelle, promise notamment par le président de la République, concerne près de 77 815 foyers.

Ainsi, les familles recevant une aide personnelle au logement et ayant des enfants, les foyers allocataires du revenu de solidarité active ou du revenu de solidarité outremer et les bénéficiaires de certaines aides versées par Pôle emploi (allocation de solidarité spécifique, prime forfaitaire pour reprise d’activité ou allocation équivalent retraite) pourront la perçevoir.

Les jeunes de moins de 25 ans, non étudiants, percevant une aide pour le logement, auront un coup de pouce de 450 euros. Les étudiants boursiers auront également une aide versée par le ministère de l’Enseignement supérieur.

Le versement de cette aide exceptionnelle est automatique.

S.D.