Vous rêvez de devenir astronaute ? L’Agence spatiale européenne recrute

Pour la première fois depuis 11 ans, l’Agence spatiale européenne (ESA) va à nouveau recruter des astronautes. Pour devenir le futur Thomas Pesquet, l’appel à candidatures sera ouvert à partir du 31 mars

Illustration. Pour la première fois depuis 11 ans, l’Agence spatiale européenne (ESA) va à nouveau recruter des astronautes.
Illustration. Pour la première fois depuis 11 ans, l’Agence spatiale européenne (ESA) va à nouveau recruter des astronautes. Reuters

C’est le rêve de milliers de jeunes enfants : devenir astronaute. Plus encore depuis que Thomas Pesquet est devenu le dixième astronaute français à aller dans l’espace, le plus jeune de l’équipe de l’Agence spatiale européenne (ESA). Comme en 2008, lorsque Thomas Pesquet avait été sélectionné, l’ESA lancera, le 31 mars, une nouvelle campagne de recrutement. Lors de la précédente recherche de futurs astronautes en 2008, ce sont plus de 8 000 candidats qui avaient tenté leur chance selon France Bleu.

Et le programme de cette prochaine génération d’explorateurs de l’espace est attrayant : voyage sur la station spatiale internationale (ISS) pour y mener des expériences, participation à la future station orbitale lunaire Gateway, installation d’une base sur la Lune…

L’ESA est à la recherche de femmes

Sur Twitter, où il est suivi par plus de 769 000 personnes, Thomas Pesquet, qui faisait partie des quelques candidats retenus en 2008, a d’ores et déjà lancé un appel à ses « futurs collègues ». Pour cette nouvelle campagne de recrutement, ouverte à tous, qui intervient tous les 15 ans environ, l’ESA veut « initier un véritable changement générationnel […] et encourage vivement les femmes à postuler car l’agence cherche à renforcer la diversité des genres dans ses rangs ». Toujours selon France Bleu, elles n’étaient que 16 % à s’être portées candidates lors du précédent appel à candidature.

Et l’ESA n’hésite pas à pousser sa recherche de diversité sur tous les fronts. « La diversité au sein de l’ESA ne doit pas seulement tenir compte de l’origine, de l’âge, des antécédents ou du sexe de nos astronautes, mais peut-être aussi des handicaps physiques. Pour faire de ce rêve une réalité, parallèlement au recrutement des astronautes, je lance le projet de faisabilité des parastronautes - une innovation dont l’heure est venue », annonce David Parker, directeur de l’Exploration humaine et robotique.

Des candidatures de toute l’Europe

Après avoir candidaté sur la page Careers at ESA, jusqu’au 28 mai, les volontaires devront passer six épreuves de sélection qui s’achèveront en octobre 2022. Au final, ce sont quatre à six astronautes qui seront retenus.

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Autre nouveauté, l’Agence spatiale européenne souhaite constituer « un corps de réserve ». Ce corps sera essentiellement composé d’astronautes de « petits » États membres de l’Agence spatiale européenne qui n’auraient pas été sélectionnés pour intégrer le corps principal ou qui en souhaiteraient un deuxième, explique Futura sciences. Car pour cette quatrième campagne de recrutement, l’ESA devrait recevoir des candidatures des 22 pays membres. Avoir des connaissances élevées en physique, sciences et parler plusieurs langues semblent être des atouts incontournables. Tout comme être doté de bonnes aptitudes sportives.

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Enfin, sachez que les candidats Français comme les Italiens, Britanniques ou Allemands auraient plus de chances d’être sélectionnés, toujours selon Futura sciences, puisque leur participation au budget de l’ESA est la plus importante. Toutefois, l’ESA pourrait aussi vouloir diversifier la nationalité de ses équipes et les pays ayant déjà des astronautes seront alors moins favorisés. Plus de détails sont attendus lors d’une conférence en ligne organisée à 13 heures ce mardi, sur le site de l’ESA.