Toulouse veillera sur les satellites de l’OTAN

La Ville rose a été choisie par l’Alliance atlantique pour installer son centre spatial d’excellence.

 Toulouse était en concurrence avec un site allemand. 42 personnes, dont 17 étrangers, travailleront dans ce centre spatial.
Toulouse était en concurrence avec un site allemand. 42 personnes, dont 17 étrangers, travailleront dans ce centre spatial. LP/Rémy Gabalda

C'est par un tweet, en début d'après-midi jeudi, que le ministère des Armées a confirmé que l'Otan avait « retenu la proposition française de création d'un centre d'excellence exclusivement dédié à l'espace qui sera implanté à Toulouse ». A compter de 2025, « 42 personnes, dont 17 étrangers, seront présentes sur le site », précise Hervé Grandjean, le porte-parole du ministère, et s'installeront donc au Centre spatial de Toulouse (CST).

Elles pourraient « offrir une première capacité en 2022-2023 », assure le Centre national des études spatiales (Cnes), puisque, selon les informations du ministère des Armées, les premiers effectifs sont attendus dès l'été 2021. Le maire, Jean-Luc Moudenc, voit dans ce choix « une reconnaissance des atouts et du niveau de compétences dans le domaine de notre ville. Ces équipes, par leur installation, vont développer l'économie locale et donc contribuer à l'emploi local ».

Alors que l'appel à candidatures a été lancé en 2019, Toulouse était en concurrence avec un site allemand, et plusieurs facteurs auraient fait pencher la balance en faveur de la capitale occitane. La présence sur le même site du Cnes et du Commandement de l'espace (CDE), qui doit regrouper 400 personnes en 2025, constitue un écosystème favorable.

« La France s'est par ailleurs saisie de la question du spatial, aujourd'hui un domaine de confrontation, ce qui est en ligne avec la stratégie de l'Otan », ajoute le ministère des Armées. Ce futur centre d'excellence spatial de l'Otan a en effet pour objectif de partager les informations afin de protéger au mieux les satellites de l'Alliance d'éventuelles attaques.