De la vapeur d’eau découverte dans l’atmosphère de Mars

Deux chercheurs britanniques ont établi qu’une partie de l’eau martienne, qui est principalement enfermée dans des calottes glaciaires ou sous terre, s’évapore encore sous forme d’hydrogène.

Cette image de la Nasa publiée le 19 novembre 2018 modélise la présence de l'eau sur la planète Mars.
Cette image de la Nasa publiée le 19 novembre 2018 modélise la présence de l'eau sur la planète Mars. AFP/Nasa/HO

C’est un nouvel indice qui pourrait accréditer la thèse selon laquelle Mars aurait à une époque abrité la vie. Deux scientifiques Britanniques ont indiqué ce mercredi avoir détecté de la vapeur d’eau s’échappant de l’atmosphère de la planète rouge.

Il est largement admis que Mars a possédé dans le passé de l’eau en abondance sous forme liquide, avec des lacs et des rivières. Actuellement, toute l’eau de la planète rouge est principalement enfermée dans ses calottes glaciaires ou sous terre.

Selon une nouvelle étude publiée dans la revue Science Advances par deux chercheurs britanniques de l’Open University, une partie de cette eau s’évapore encore, sous forme d’hydrogène s’échappant de l’atmosphère martienne. La découverte a été réalisée grâce à un petit appareil nommé Nomad -placé à bord de la sonde ExoMars de l’Agence spatiale européenne (ESA) et du russe Roscosmos- qui mesure la lumière passant à travers l’atmosphère de la planète.

Un «élément clé»

« L’instrument Nomad est en train de changer fondamentalement notre compréhension de l’évolution de l’eau sur Mars », s’est réjoui le docteur Manish Patel, co-auteur de l’étude. Selon ce maître de conférences en Sciences des planètes, l’instrument « donne une connaissance inédite des isotopes de l’eau dans l’atmosphère de Mars en fonction à la fois du temps et de leur localisation » sur la planète, un « élément crucial pour comprendre comment Mars a perdu son eau au fil du temps », et donc comment son « habitabilité a changé au long de son histoire ».

Sue Horne, responsable de l’exploration spatiale à l’Agence spatiale britannique, a elle estimé que ces recherches constituaient « un élément clé dans notre quête pour percer à jour les mystères de la planète rouge ». « Comprendre la vapeur d’eau sur Mars nous aidera à répondre à la question essentielle : y avait-il de la vie sur Mars ? », a-t-elle ajouté.

Cette nouvelle étude intervient au sein d’une semaine déjà chargée en actualité spatiale, et tout particulièrement martienne. Plus tôt dans la journée, la sonde chinoise Tianwen-1 est entrée sur l’orbite de la planète après avoir été lancée avoir été de Chine en juillet dernier, dans le cadre de l’ambitieux programme spatial de Pékin. Mardi, la sonde « Hope » des Emirats arabes unis était également entrée avec succès dans l’orbite de Mars, marquant ainsi une entrée fracassante dans l’histoire pour cette première mission interplanétaire du monde arabe.

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