Plan jeunes : une prime de 4000 euros pour favoriser 450 000 embauches d’ici janvier

Le gouvernement annonce jeudi une enveloppe globale de 6,5 milliards d'euros sur 2020-2021 et 60 000 contrats aidés dans le secteur marchand.

 Jean Castex, Premier ministre, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale et Elisabeth Borne, ministre du Travail, le 23 juillet dans un centre de formation pour apprentis, à Besançon.
Jean Castex, Premier ministre, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale et Elisabeth Borne, ministre du Travail, le 23 juillet dans un centre de formation pour apprentis, à Besançon. AFP/SEBASTIEN BOZON

Le gouvernement a promis qu'il n'y aurait pas de « génération sacrifiée ». En déplacement à Besançon, dans le Doubs, Jean Castex a annoncé ce jeudi une enveloppe globale de 6,5 milliards d'euros sur 2020-2021 pour l'emploi des jeunes, à l'occasion de la présentation du plan « Un jeune, une solution ».

Le gouvernement table sur 450 000 embauches grâce à une aide de 4 000 euros au d'ici janvier. Il s'agit une prime pour tout jeune de moins de 25 ans recruté entre août et janvier sur un contrat d'au moins trois mois jusqu'à 2 Smic. Cette « compensation de cotisations » sera de 1000 euros chaque trimestre pendant un an maximum.

« Les plus jeunes, les plus vulnérables, quand il y a une crise qui s'amplifie, sont les plus concernés », a déclaré le Premier ministre au cours d'une table ronde. Ce plan est destiné à faire face à l'arrivée de 700 000 à 800 000 jeunes sur le marché du travail « dans une rentrée compliquée », selon le Premier ministre.

60 000 contrats aidés dans le secteur marchand

Ce plan « un jeune, une solution » ambitionne aussi la signature de 230 000 contrats d'apprentissage et 100 000 contrats de professionnalisation. Il reprend ainsi les aides, déjà en vigueur depuis le 1er juillet, pour les embauches de jeunes en alternance d'ici fin février : 5000 euros pour un apprenti ou un contrat de professionnalisation de moins de 18 ans, 8000 euros pour un majeur.

Outre 100 000 places supplémentaires en service civique (20 000 cette année, 80 000 l'an prochain), il prévoit 300 000 « parcours d'insertion », dont 60 000 contrats aidés dans le secteur marchand pour les jeunes les plus éloignés de l'emploi par le biais des « contrats initiative emploi » (CIE).

Dans le secteur associatif ou public, les contrats aidés ( « Parcours emplois compétences », au nombre de 94 000 en 2019) seront augmentés de 60 000 en 2021. Le plan prévoit aussi 150 000 entrées en Garantie jeunes en 2021 (contre 100 000 initialement programmées), un dispositif d'insertion géré par les Missions locales pour les jeunes sans emploi ni formation, avec un accompagnement renforcé pendant un an et une allocation mensuelle de 497 euros.

200 000 places en plus en formation

Le gouvernement annonce, en outre, 200 000 places supplémentaires en formation. Pour les jeunes en échec dans l'enseignement supérieur, 100 000 formations qualifiantes ou pré-qualifiantes seront proposées « dans les métiers d'avenir » (transition écologique, santé, numérique, secteurs prioritaires du plan de relance).

Le Premier ministre s'est d'abord rendu jeudi dans un centre de formation des apprentis, avant de visiter une PME spécialisée en micromécanique et d'échanger avec des jeunes lors de la table ronde. D'autres membres du gouvernement ont fait le déplacement : Jean-Michel Blanquer, Elisabeth Borne et Frédérique Vidal, respectivement de l'Education, du Travail et de l'Enseignement supérieur. Le plan avait été présenté aux organisations syndicales et patronales mardi.

Devant les députés le 15 juillet, Jean Castex avait fixé comme objectif principal de « favoriser l'embauche, avec un dispositif exceptionnel de réduction du coût du travail à hauteur de 4 000 € par mois pour les jeunes de moins de 25 ans dans toutes les entreprises et moins d'un an ».