Macron dans le cambouis des régionales

CHRONIQUE. Emmanuel Macron suit de près les préparatifs pour les régionales. Le secrétaire général de l’Elysée a ainsi reçu Sophie Cluzel, cheffe de file de la majorité présidentielle en Paca.

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 Rosalie Lucas, cheffe de service adjointe au service politique du Parisien-Aujourd’hui en France.
Rosalie Lucas, cheffe de service adjointe au service politique du Parisien-Aujourd’hui en France. LP

Dans la majorité présidentielle, beaucoup – par crainte du fiasco – veulent « enjamber » les régionales en juin. Mais Emmanuel Macron, lui, veille et met les mains dans le cambouis. Il y a dix jours, il a ainsi reçu le probable candidat LREM en Bretagne Thierry Burlot. Et jeudi, c'est son bras droit à l'Elysée, Alexis Kohler, qui s'entretenait avec la secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel, désormais cheffe de file de la majorité présidentielle en Paca. Née à Marseille, elle a fait savoir son intérêt pour la région dès cet été et, après avoir échangé avec le président, elle se lance.

Mais dans le lexique LREM, cheffe de file ne signifie pas forcément candidature à l'arrivée. Emmanuel Macron regarde de près cette région car le risque RN y est élevé. Sophie Cluzel « concerte pour mobiliser la société civile » et tenter de construire une liste capable de barrer la route au RN. Dans le même temps, elle ne ferme pas la porte à des discussions avec Renaud Muselier, président LR de la région. Si celui-ci, pour l'instant, refuse de parler d'une alliance avec LREM, il se dit ouvert « à toutes les personnalités ». Ce qui ménage une porte pour Sophie Cluzel, surtout qu'elle et Muselier se connaissent depuis 40 ans. « A Sup de Co, ils ont monté ensemble leur première asso étudiante », rappelle l'entourage de la secrétaire d'Etat.

Muselier n'est pourtant pas tendre et ses proches assurent qu'il a prévenu son ancienne camarade sur le thème « si tu es candidate contre moi, je te tue ». Sophie Cluzel décidera de sa candidature dans les prochaines semaines, après en avoir parlé évidemment avec… Macron.