LREM : la suppléante de Christophe Castaner claque la porte du mouvement

Emmanuelle Fontaine-Domeizel a déploré dans un communiqué le « flou du mouvement ».

 Emmanuelle Fontaine-Domeizel a siégé au Palais Bourbon après la nomination en 2017 de Christophe Castaner au gouvernement.
Emmanuelle Fontaine-Domeizel a siégé au Palais Bourbon après la nomination en 2017 de Christophe Castaner au gouvernement. LP/Fred Dugit

Elle claque la porte du parti présidentiel. Ce jeudi, Emmanuelle Fontaine-Domeize, la suppléante de Christophe Castaner à l'Assemblée nationale, a annoncé qu'elle quittait la République en marche en invoquant le « flou » du parti et son rapprochement avec la droite. Une annonce qui tombe quelques semaines après la désignation de l'ancien ministre à la tête de LREM.

« Les déclarations de rapprochement à peine voilées entre la République en marche et la droite traditionnelle, voire dure, ont accentué pour moi le flou du mouvement », écrit Emmanuelle Fontaine-Domeizel dans ce courrier adressé aux instances du parti.

Pas de vote de confiance pour Castex

Emmanuelle Fontaine-Domeizel a siégé au Palais Bourbon après la nomination en 2017 de Christophe Castaner au gouvernement, dont il a été porte-parole, ministre chargé des Relations avec le Parlement puis ministre de l'Intérieur jusqu'au début de juillet 2020. Ayant récupéré son siège de député des Alpes-de-Haute-Provence, Christophe Castaner a pris la tête du groupe LREM à l'Assemblée le mois dernier.

Cette infirmière libérale assure que sa prise de distance avec le mouvement s'est nourrie notamment du « manque de volonté du gouvernement à surmonter les carences du système de soins ». Elle ajoute ne pas avoir voté la confiance au Premier ministre Jean Castex.

« Attachée aux valeurs de la gauche »

Emmanuelle Fontaine-Domeizel affirme avoir attendu pour confirmer son « détachement du mouvement » car « une annonce prématurée aurait inévitablement eu un impact » pour la désignation de Christophe Castaner à la présidence du groupe parlementaire.

Se déclarant « attachée aux valeurs de la gauche », elle indique qu'elle « continuera de siéger au sein de la majorité du Conseil départemental (des Alpes-de-Haute-Provence) en tant que divers gauche », au côté des élus socialistes.