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Ile-de-France : Jean-Michel Blanquer en marche vers les régionales

Le ministre de l’Education nationale s’occupera de coordonner le programme de la liste de la majorité présidentielle face à Valérie Pécresse.

 Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, travaillera sur le projet d’une candidature LREM en région Ile-de-France.
Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, travaillera sur le projet d’une candidature LREM en région Ile-de-France. LP/Delphine Goldsztejn

En privé, il l'assure : « Je n'ai pas décidé ». Mais cela pourrait changer. Selon nos informations, Jean-Michel Blanquer va coordonner un groupe de travail pour bâtir le projet qui servira de base programmatique à la constitution d'une liste de la majorité.

C'est ce qui a été évoqué lors d'une visioconférence, ce mercredi après-midi, en présence de la direction du parti majoritaire, des parlementaires LREM, des référents franciliens du mouvement et de plusieurs ministres (Amélie de Montchalin, Emmanuelle Wargon, Agnès Pannier-Runacher et Jean-Michel Blanquer), enracinés dans la région.

« Il est important de travailler sur le projet et la crédibilité d'une candidature LREM en région Ile-de-France », plaidait le M. Education du gouvernement, voilà quelques jours. Le mois d'octobre serait consacré à ce projet. L'établissement concrète des listes viendrait bien après.

« Il est sensible aux sollicitations »

Beaucoup au parti réclamaient une accélération du calendrier. « Je ne vois pas comment on va au combat en attendant autant sur les têtes de liste aux régionales », se plaint un élu parisien. Une chose est sûre : le ministre de l'Education nationale semble être en train de changer d'avis. Cet été, il avait fermé la porte à la proposition faite par le chef de l'Etat, le 28 août. « Non, je n'ai pas envie », avait tranché Jean-Michel Blanquer. Mais Emmanuel Macron est revenu à la charge, lui demandant de « reconsidérer les choses ». Les deux hommes se sont revus récemment, à l'occasion d'un déjeuner.

En acceptant de coordonner le projet, Jean-Michel Blanquer cède un peu à la pression, tout en se donnant encore du temps pour alimenter sa réflexion d'ici à la fin de l'année et éviter d'être une cible si loin de l'échéance. « Il est sensible aux sollicitations mais ce n'est pas décisif pour lui car son objet a toujours été de dire qu'il voulait finir sa mission au ministère », assure un proche. Il va toutefois devoir trancher.