Enseignant décapité : pour François Hollande, «les terroristes tentent de nous diviser»

L’ancien chef de l’Etat fait part de son émotion après l’assassinat du professeur de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) et en appelle à l’unité nationale.

 « S’en prendre à un enseignant, c’est s’en prendre à l’éducation de nos enfants, à ce qui nous relie tous », estime François Hollande.
« S’en prendre à un enseignant, c’est s’en prendre à l’éducation de nos enfants, à ce qui nous relie tous », estime François Hollande. LP/Olivier Corsan

Joint vendredi soir, quelques minutes, après l'annonce de l'attentat d'un professeur retrouvé décapité à Conflans-Saint-Honorine et alors qu'il se trouvait en Corrèze, François Hollande nous a fait part de sa grande émotion. « Ces actes terroristes sont faits pour choquer, pour produire de l'effroi, explique le prédécesseur d'Emmanuel Macron à l'Elysée. Je partage la douleur par rapport à cet homme que l'on a égorgé. S'en prendre à un enseignant, c'est s'en prendre à l'éducation de nos enfants, à ce qui nous relie tous. Je partage cette douleur avec toute la famille de cet enseignant, avec toute la communauté éducative et au-delà avec toute l'école. »

«Ce sont autant de faux prétextes pour tenter de menacer la population»

Ayant eu à affronter en tant que chef de l'Etat la vague d'attaques terroristes du Bataclan, de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher, François Hollande porte aussi un regard aigu sur les nouvelles attaques intervenues au moment où se déroule le procès des responsables ou des complices des attentats contre Charlie Hebdo. « Ce type d'attentat à l'arme blanche, déjà vu près des anciens locaux de Charlie Hebdo, avec des blessés graves ou des conséquences létales, c'est ce que nous pouvons redouter de pire dans cette période. C'est le mode opératoire que des groupes terroristes présent à l'étranger proposent mais qu'ils n'organisent pas. Ils mènent à distance un travail de propagande afin de pousser des individus à passer à l'acte. »

Pour l'ancien locataire de l'Elysée, qui s'interdit tout conseil ou jugement critique sur l'action de son successeur dans ce domaine, la « vigilance » est bien sûr plus que jamais nécessaire car on peut craindre une nouvelle vague d'attaques. Pour lui, les terroristes utilisent toujours le prétexte de vouloir se venger de la politique française au Mali ou en Syrie ou de vouloir venger le prophète.

« Ce sont autant de faux prétextes pour tenter de menacer la population et de diviser le peuple français. Dans cette période, j'en appelle à l'unité nationale. »