Covid-19 : Mélenchon dénonce «la pagaille» du gouvernement

Le chef de file de La France insoumise a affirmé ce dimanche dans BFM Politique que « rien n’avait été organisé » pour faire face à une deuxième vague.

 Jean-Luc Mélenchon, député LFI des Bouches-du-Rhône, dénonce « l’improvisation » face au Covid.
Jean-Luc Mélenchon, député LFI des Bouches-du-Rhône, dénonce « l’improvisation » face au Covid. LP/Olivier Arandel

Le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a affirmé ce dimanche sur le plateau de BFMTV que « rien n'a été organisé » pour faire face à une deuxième vague de Covid-19. « Il n'y a pas de lits supplémentaires, il n'y a pas le personnel dont on aurait besoin… Et on espérait que ça se passe. Tout ça sent la pagaille, l'improvisation », a taclé le leader de la France insoumise, invité de BFM Politique en partenariat avec « Le Parisien — Aujourd'hui en France ».

« Quelles mesures ont été prises dans les endroits où nous savions que c'étaient les foyers les plus importants de contamination ? Je pense aux Ehpad (NDLR : établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes). Je crains hélas de pouvoir dire ici que rien », a-t-il lancé. Poursuivant son attaque en règle, le député de Marseille (Bouches-du-Rhône) a raillé « le raisonnement de ceux qui se disent : La population doit s'auto-immuniser, à force de l'attraper, elle va générer des anticorps et donc l'épidémie va baisser comme c'est le cas pour la grippe ». Tant pis si ce n'est pas la stratégie choisie par la France… « Ça en a l'allure », a rétorqué Mélenchon.

« L'ambiance d'angoisse n'est bonne pour personne »

Le chef de file de La France insoumise a notamment soulevé la question des tests. « Comment on fait en France pour payer 73 euros, facturés à la Sécu, qu'on va ruiner en deux temps trois mouvements avec une méthode pareille, pour donner des résultats au bout de sept jours, qui, à partir de là, ne servent plus à rien? » a-t-il interrogé, faisant écho aux polémiques de la semaine dernière.

Pour l'heure, l'hypothèse d'un reconfinement du pays, comme cela sera le cas en Israël à partir de ce lundi, n'est pas sur la table. Mais les mauvais chiffres de la progression de l'épidémie inquiètent l'ancien candidat à la présidentielle, qui redoute « la manière avec laquelle la population prendrait de nouvelles mesures d'extrême rigueur de confinement ». « L'ambiance d'angoisse n'est bonne pour personne, a-t-il enfin philosophé. Ce pays ne peut pas vivre dans des querelles exagérées permanentes, plus l'état d'angoisse sur sa propre santé. »