Bachelot confie une mission à un ex-directeur condamné pour pédopornographie puis se rétracte

Un poste avait dans un premier temps été attribué à Pascal Dumay ex-directeur du Conservatoire de musique de Paris et condamné pour téléchargement et diffusion d’images pédopornographiques.

 Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, à l’Assemblée nationale, le 3 novembre 2020.
Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, à l’Assemblée nationale, le 3 novembre 2020.  AFP/STEPHANE DE SAKUTIN

La ministre de la Culture Roselyne Bachelot, qui avait confié une mission sur les orchestres permanents à Pascal Dumay, ex-directeur du Conservatoire de musique de Paris condamné en 2010 pour téléchargement et diffusion d'images pédopornographiques, est revenue sur sa décision mardi, selon un communiqué.

Pascal Dumay avait été suspendu de ses fonctions après seulement un an à la tête de la prestigieuse institution, à l'issue de sa condamnation.

L'annonce, lundi, qu'une mission lui était confiée a suscité l'indignation sur les réseaux sociaux. 24 heures plus tard, un communiqué du ministère indique qu'il « a été porté à la connaissance » de Roselyne Bachelot « que l'intéressé avait été condamné en 2010 pour téléchargement et diffusion d'images pédopornographiques ».

Une nouvelle annonce dans les prochains jours

La ministre « a immédiatement pris la décision de ne pas lui confier cette mission qui devait être menée conjointement avec Anne Poursin (consultante en politiques culturelles, NDLR). Une nouvelle annonce sera faite dans les prochains jours », conclut le texte.

Pascal Dumay, 64 ans, avait été condamné par le tribunal correctionnel de Versailles à quatre mois de prison avec sursis pour la diffusion en 2007 de 12 images pédopornographiques et le téléchargement entre juin 2007 et septembre 2009 de 62 photos.

L'ancien directeur du Conservatoire de musique de Paris avait reconnu les faits, affirmant notamment que sa fréquentation d'un site belge pédopornographique avait été « marginale » et qu'il l'avait cessée « de manière spontanée en janvier 2009 ». Il avait également dit que les faits avaient coïncidé avec « deux années difficiles sur le plan personnel ».