Anne Hidalgo et Edouard Philippe : à Rouen, deux présidentiables sur un même bateau

La maire de Paris et celui du Havre, deux présidentiables possibles, se sont retrouvés ce jeudi pour une réunion de travail sur la Seine, à Rouen.

 Anne Hidalgo et Havre Edouard Philippe se sont retrouvés à Rouen pour discuter du développement de la Vallée de la Seine.
Anne Hidalgo et Havre Edouard Philippe se sont retrouvés à Rouen pour discuter du développement de la Vallée de la Seine. LP/Olivier Corsan

Quand deux présidentiables prennent le même bateau… Ce jeudi, la maire de Paris Anne Hidalgo et celui du Havre Edouard Philippe se sont retrouvés à Rouen (Seine-Maritime) pour discuter du développement de la Vallée de la Seine.

Tous deux ont d'abord échangé lors d'une réunion de travail dans la matinée autour de Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen. Dans les tuyaux, la fusion prochaine, en juin, des ports du Havre, de Rouen et de Paris, et la construction de la ligne nouvelle Paris-Normandie. « L'axe Seine n'est pas un projet pour Paris, pour Rouen ou pour Le Havre, mais un projet pour le pays », a notamment assuré l'ancien Premier ministre.

Nicolas Mayer-Rossignol (avec des lunettes), le maire de Rouen, a invité Anne Hidalgo, maire de Paris, et Edouard Philippe, maire du Havre, à une réunion de travail sur l’Axe Seine./LP/Olivier Corsan
Nicolas Mayer-Rossignol (avec des lunettes), le maire de Rouen, a invité Anne Hidalgo, maire de Paris, et Edouard Philippe, maire du Havre, à une réunion de travail sur l’Axe Seine./LP/Olivier Corsan  

« L'axe Seine est un sujet d'ampleur et d'ambition nationale », a confirmé Anne Hidalgo, la tête elle aussi au… national. La maire de Paris pousse en effet ses pions et réfléchit à une candidature à la présidentielle 2022. Ce déplacement hors de Paris est le premier d'une série à venir. En mars, elle se rendra notamment à Bordeaux pour une réunion de l'Association internationale des maires francophones qu'elle préside.

Edouard Philippe lui ne dit rien de ses intentions pour 2022, mais il cultive ses réseaux. Toujours haut dans les sondages, l'ancien Premier ministre, qui rencontre régulièrement élus et ministres, est notamment vu comme un recours si Emmanuel Macron ne pouvait pas se représenter.

«Je ne prendrais pas de gants de boxe»

Après leur réunion de travail, Anne Hidalgo et Edouard Philippe ont embarqué sur un petit bateau pour rejoindre le siège de la Métropole Rouen Normandie. Interrogés tour à tour sur la présence de deux présidentiables à bord, aucun ne s'est jeté à l'eau… préférant botter en touche avec humour.

Ils ont commenté avec le sourire leur hypothétique rivalité, alors que l'ex-Premier ministre arrive, selon un sondage publié jeudi, en tête d'une liste de personnalités qui « feraient mieux » qu'Emmanuel Macron. « Je ne prendrais pas de gants de boxe parce que tu es meilleur que moi », a ainsi plaisanté la maire de Paris en référence au sport favori de l'ancien locataire de Matignon.

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« On se connaît depuis longtemps, y compris dans des positions différentes quand Edouard était Premier ministre », a-t-elle aussi rappelé. « C'est vrai qu'on n'est pas d'accord sur tout, mais il y a des échanges toujours respectueux. La démocratie, ce n'est pas la pensée unique. » L'ex-LR Edouard Philippe a assuré que cette bonne entente avec la maire PS de la capitale relevait du « bon sens ». « On est certains qu'on se respecte, qu'on s'estime et on pense qu'en travaillant ensemble, on fait les choses un peu mieux. »