11 Novembre : l'hommage «à tous les morts pour la France» devant l'Assemblée mardi

11 Novembre : l'hommage «à tous les morts pour la France» devant l'Assemblée mardi

Le projet de loi faisant du 11 Novembre la journée d'hommage à «tous les morts pour la France» sera examiné mardi par l'Assemblée nationale.

. Avec l'accord de l'exécutif, les députés ont adopté en commission un amendement rendant obligatoire l'inscription sur les monuments aux morts des noms des soldats tués en opérations extérieures (Opex), comme aujourd'hui en Afghanistan.

Après la mort en 2011 des derniers poilus de la Grande Guerre, Nicolas Sarkozy a souhaité rénover des cérémonies qui, selon les élus, étaient peu à peu délaissées par la population. Dans un discours solennel, très européen, il avait annoncé le 11 Novembre à l'Arc de triomphe son choix de faire de l'anniversaire de l'armistice «la date de commémoration de la Grande Guerre et de tous les morts pour la France». «Nous ne devons pas simplement commémorer, nous devons communier», avait-il martelé.


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Cette évolution a été rejetée à gauche et par la plupart des candidats à la présidentielle, qui soupçonnaient le chef de l'Etat de vouloir instrumentaliser l'histoire. Mais le discours du président avait également inquiété les associations d'anciens combattants qui craignaient de voir disparaître d'autres dates de commémoration.

.  Selon le gouvernement, le texte entend au contraire faire le lien «entre les générations du feu», des combats de 1914-18 à ceux d'Afghanistan.

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La plupart des associations ont fini par accepter cette évolution, même si des voix continuent de dénoncer la dilution du souvenir spécifique de la Grande Guerre, à la veille des célébrations en 2014 du centenaire du conflit. Selon un sondage paru mi-novembre, près des deux tiers des Français (64%) approuvent le projet de Sarkozy. Au nom du «principe de précaution», des députés de gauche ont souhaité, lors de l'examen du texte en commission, préciser «que la nouvelle cérémonie n'a pas vocation à se substituer aux autres». Mais le gouvernement a préféré maintenir «un texte court et incisif», qui ne souffre selon lui aucune ambiguïté.