Paris : une vingtaine de croix gammées taguées, un suspect interpellé

L’homme a été placé en garde à vue. Il est soupçonné d’avoir inscrit les symboles nazis sur plusieurs colonnes et murs du centre de la capitale.

 Une vingtaine de croix gammées ont été taguées dans la nuit de samedi à dimanche, ici, rue de Rivoli à Paris.
Une vingtaine de croix gammées ont été taguées dans la nuit de samedi à dimanche, ici, rue de Rivoli à Paris. Daniel Ielli/DR

Un homme de 31 ans soupçonné d'avoir tagué une vingtaine de croix gammées dans le centre de Paris dans la nuit de samedi à ce dimanche a été interpellé et placé en garde à vue, a-t-on appris de sources concordantes.

Il était environ 2h30 du matin, dans la nuit de samedi à ce dimanche, lorsque le tagueur présumé a été interpellé rue de Rivoli, près du Louvre (Ier arrondissement de Paris), par un équipage de la brigade d'intervention de Paris (BIP), sorte de « police municipale » de la capitale.

L'homme est soupçonné d'avoir inscrit plus de vingt croix gammées à la bombe de peinture rouge sur plusieurs murs et colonnes de la place de la Concorde et de la rue de Rivoli, selon une source policière.

Après son interpellation, le suspect a été remis aux services de police et a été placé en garde à vue « du chef de dégradations », indique au Parisien le parquet de Paris.

Une croix similaire taguée la veille dans le VIIe

Les policiers du service d'accueil et d'investigations de proximité (SAIP) de Paris-Centre ont été saisis. Ils vont tenter de déterminer si le trentenaire, un sans-abri né en Géorgie, est bien également l'auteur d'au moins un acte similaire, la veille, dans le VIIe arrondissement de la capitale.

Une autre croix gammée a en effet été découverte samedi, au petit matin, sur la façade du musée Rodin, rue de Varenne (VIIe). La maire LR de l'arrondissement, Rachida Dati, « a aussitôt mandaté les prestataires du service de la propreté. La croix gammée a été effacée très rapidement », assure au Parisien Jean Laussucq, conseiller de Paris LR dans le VIIe arrondissement.

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a dénoncé sur Twitter ces « ignobles tags nazis en plein Paris ». L'Hôtel de Ville a indiqué, sur le réseau social, que ses « services de nettoyage interviendraient rapidement pour [en] effacer toute trace ».

Le 2 octobre dernier, un restaurant cacher du XIXe arrondissement de Paris avait été la cible de dégradations et de tags antisémites. Des croix gammées avaient notamment été peintes au sol, sur les murs ou sur les tables de l'établissement.