Paris : tentative d’apaisement entre l’équipe d’Anne Hidalgo et les écologistes

Ce jeudi, le premier adjoint de la maire de Paris Emmanuel Grégoire a annoncé que les deux élues écologistes, que la maire estimait exclues de la majorité, seront finalement nommées aux postes qu’elles demandaient.

 Manifestation  appelant à la démission de Christophe Girard, adjoint d'Anne Hidalgo, en juillet dernier.
Manifestation appelant à la démission de Christophe Girard, adjoint d'Anne Hidalgo, en juillet dernier. LP/Delphine Goldsztejn

Les mots avaient été durs. Sans appel. Ils semblaient presque définitifs. « Les deux élues qui ont incité et soutenu ces comportements se placent d'elles-mêmes en dehors de la majorité municipale » avait déclaré au mois de juillet la maire de Paris Anne Hidalgo.

Et pourtant. Raphaëlle Rémy-Leleu et Alice Coffin, les deux élues écologistes brocardées cet été par l'équipe d'Anne Hidalgo pour avoir participé à une manifestation demandant la démission de l'adjoint chargé de la Culture Christophe Girard devraient, dans les prochains jours, retrouver pleinement leur place au sein de la majorité.

Des sièges dans différents organismes

Le premier adjoint d'Anne Hidalgo, Emmanuel Grégoire a annoncé que les nominations de ces deux conseillères de Paris dans différents conseils d'administrations d'organismes parisiens seront validées par la majorité.

Au mois de juillet, le nom de ces des élues avaient été rayés de l'organigramme de plusieurs organismes dans lesquels elles devaient siéger. Les écologistes avaient été mis devant le fait accompli. Société publique locale du Carreau du Temple, Centre audiovisuel de Paris, Maison des Métallos, Paris-Musées… Raphaëlle Rémy-Leleu et Alice Coffin souhaitaient siéger au sein des ces institutions mais s'étaient vu claquer la porte au nez.

«Nous devons avoir un respect de l'institution »

Quelques semaines plus tard, la parution d'un article dans le New York Times accusant Christophe Girard d'abus sexuel et l'ouverture d'une enquête du Parquet pour viol visant l'ancien adjoint chargé de la culture semblaient pourtant presque donner raison aux militantes féministes qui avaient réclamé la démission de l'élu.

Au-delà du bras de fer autour de la personne de Christophe Girard cependant, la participation des deux écologistes à une manifestation où une pancarte « Mairie de Paris : Bienvenue à pédoland » avait été brandie, avait heurté nombre d'élus de la majorité. « Nous devons avoir un respect de l'institution », a encore rappelé ce jeudi le premier adjoint Emmanuel Grégoire. Une matrice que chaque élu doit désormais s'appliquer. Après de nombreuses réunions entre l'exécutif et les écologistes et des petites mises au point, le climat semble désormais à l'apaisement. Pour l'instant.