Paris : quand Sciences-po s’embrase pour l’affaire Duhamel

Le collectif d’étudiants GARCES (Groupe d’Action et de Réflexion Contre l’Environnement Sexiste) demande la démission de Frédéric Mion « qui savait tout et n’a rien dit » dans l’affaire Duhamel.

 Ce lundi, rue Guillaume (VIIe), les féministes manifestent sous les fenêtres de Sciences -po.
Ce lundi, rue Guillaume (VIIe), les féministes manifestent sous les fenêtres de Sciences -po. DR/Bachir Boulegriblet

Les étudiantes ne lâchent pas l'affaire. Ce lundi midi, les GARCES (Groupe d'Action et de Réflexion Contre l'Environnement Sexiste) de Sciences-po se sont rassemblées sous les fenêtres de l'institution de la rue Saint-Guillaume (VIIe), au cœur de Saint-Germain-des-Près.

« Mion Démission », « Confronte tes potes violeurs » », « On veut de l'éthique »… Tels étaient les messages de la cinquantaine d'étudiantes sur leurs pancartes, le tout dans une ambiance de fumigènes.

Les féministes manifestent sous les fenêtres de Sciences-po. DR/Bachir Boulegriblet
Les féministes manifestent sous les fenêtres de Sciences-po. DR/Bachir Boulegriblet  

Comme tous les lundis, depuis un mois, depuis que l'affaire Duhamel a éclaté, après la parution du livre de Camille Kouchner, La Familia Grande, les étudiantes campent sous les fenêtres de Sciences-po.

« Notre discours n'a pas changé. On veut la démission de Frédéric Mion, insiste Ambre, étudiante en première année de Master à l'IEP de Paris et membre de GARCES. Notre directeur savait tout. Il a failli à ses fonctions. Il a menti aux étudiants. »

Pour Sciences-po pas de démission

Et surtout « il a tu les accusations d'inceste », visant Olivier Duhamel, alors professeur honoraire de l'IEP de Paris et, président de la Fondation nationale de sciences politiques.

Contacté ce lundi, Sciences-po rappelle que, suite à l'affaire, « une mission de l'inspection générale est en cours. Elle vise à établir la chronologie des faits, la responsabilité de chacun et les éventuelles failles dans l'organisation de la gouvernance ».

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En revanche, concernant une démission de Frédéric Myon, « non, la question ne se pose pas actuellement ».

Alice Coffin et Raphaëlle Remy Leleu, élues féministes parisiennes sont venues apporter leur soutien aux étudiantes. DR/Bachir Boulegriblet
Alice Coffin et Raphaëlle Remy Leleu, élues féministes parisiennes sont venues apporter leur soutien aux étudiantes. DR/Bachir Boulegriblet  

Pas de quoi calmer les GARCES. « On a prévu de revenir lundi prochain, affirme Ambre. Des étudiants de la Sorbonne nous soutiennent, des syndicats étudiants. Ce lundi, des élues féministes de la mairie de Paris, comme Alice Coffin et Raphaëlle Remy Leleu étaient là. On ne va rien lâcher. »